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1 centime de moins en moyenne : les prix du carburant n'ont quasiment pas baissé depuis l'annonce du cessez-le-feu en Iran

Le cessez-le-feu, conclu par les États-Unis et l'Iran le 8 avril, n'a pas eu les effets escomptés sur les prix à la pompe en France. Alors qu'une baisse de 5 à 10 centimes était annoncée, elle n'a finalement été que d'un seul centime. En cause ? Les derniers développements du conflit au Moyen-Orient et notamment l'échec des négociations entre les États-Unis et l'Iran.

Les prix du gazole dans une station service à Toulouse, le 3 avril 2026

Crédit : Lionel BONAVENTURE / AFP

AFP - édité par Justine Audollent

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Une baisse beaucoup moins importante que prévue. Depuis le 8 avril et la conclusion du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, les prix des carburants en France ont baissé en moyenne d'un centime selon les chiffres du gouvernement. On est loin des cinq à dix centimes de baisse annoncés notamment par le ministre du Commerce Serge Papin sur RTL.

L'essence SP95-E10 se vendait en moyenne lundi à 2,001 euro le litre, d'après une moyenne des prix pratiqués à la pompe par 7.037 stations à 11h00. Le SP98 coûtait en moyenne 2,098 euros le litre (sur 7.349 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, se vendait à 2,330 euros le litre (sur 8.810 stations). Le 7 avril, ces carburants étaient vendus respectivement à 2,018 euros, 2,114 euros et 2,337 euros le litre. La baisse est comprise entre 0,7 centime (pour le gazole) et 1,7 centime d'euros (pour le SP95-E10) selon les carburants depuis cette date. 

L'échec des négociations a provoqué une nouvelle hausse

Le cessez-le-feu avait dans un premier temps entraîné la chute des prix des barils de pétrole, qui avaient flambé pendant la guerre. La conséquence attendue, pour les automobilistes, était une baisse des prix significative à la pompe. "Si le cours du pétrole se stabilise" autour de 92 à 95 dollars le baril, cela "veut dire que très rapidement on verra les prix à la pompe en France baisser de 5 à 10 centimes", avait déclaré à l'AFP le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Olivier Gantois, après la conclusion du cessez-le-feu.  

Le gouvernement avait pressé les distributeurs de répercuter rapidement tout recul des prix du pétrole. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait ainsi souhaité le 10 avril que les prix en station-service baissent d'ici à la "fin du week-end" ou au "début de la semaine prochaine". Mais après une chute, les prix du pétrole brut ont à nouveau repris leur hausse, au gré des derniers développements au Moyen-Orient, notamment l'échec des négociations ce week-end entre les États-Unis et l'Iran

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Depuis le début de la guerre, le 28 février, les prix moyens des carburants en France ont augmenté de 28 centimes pour le SP95-E10, 27 centimes pour le SP98 et 61 centimes pour le gazole.  La barre symbolique des 2 euros le litre a été atteinte le 9 mars pour le gazole et le 1er avril pour le SP95-E10, l'essence la plus utilisée. 

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