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Vincent Lambert : "On est là pour les accompagner", dit un spécialiste des soins palliatifs

REPLAY / ÉCLAIRAGE - Bernard Romefort explique le fonctionnement du processus de fin de vie, possiblement décidé ce jeudi 23 juillet par les médecins de Vincent Lambert.

Une voiture du CHU de Reims, où Vincent Lambert est pris en charge
Une voiture du CHU de Reims, où Vincent Lambert est pris en charge
Crédit : AFP
Vincent Lambert : "On est là pour les accompagner", lance Bernard Romefort
01:42
Odile Pouget & Valentin Chatelier

La vie de Vincent Lambert va se jouer au CHU de Reims dans l'après-midi du jeudi 23 juillet. Les médecins ont en effet convoqué la famille pour leur annoncer leur décision : arrêter ou non les soins apportés au tétraplégique, qui se trouve actuellement dans un état de conscience minimale.

Dans le cas de Vincent Lambert, si les médecins choisissent d'arrêter les soins, les sondes nutritives et hydratantes seront enlevées. "L'organisme ne va plus avoir les éléments nécessaires à l'entretien de son métabolisme et donc à un moment ou à un autre, les fonctions vitales vont s’arrêter", résume Bernard Romefort, spécialiste des soins palliatifs.

Les désordres peuvent être multiples

Bernard Romefort

La mort peut intervenir en quelques jours seulement. Les effets de l'arrêt de l'hydratation vont arrêter le fonctionnement du rein. "Il va avoir une augmentation du taux d'urine, qui est dangereux pour le cerveau, des troubles à ce moment-là possibles au niveau cardiaque", explique-t-il. Un processus qui provoque de nombreux désordres. "Les désordres peuvent être multiples. De toute façon, on ne va plus chercher à contrôler ces désordres puisqu'on les provoque", fait remarquer le médecin.

Pour nous et pour l'équipe, ça reste des patients

Bernard Romefort

Une décision qui n'est, selon lui, pas contraire au respect du malade. Son ressenti est très important même si aucune conscience n'est décelable. "Ce n'est pas parce qu'on arrête l'alimentation et l'hydratation qu'on doit considérer qu'on ferme la porte et que c'est terminé. Pour nous et pour l'équipe, ça reste des patients. Quel que soit leur état de veille ou de réaction, on est là pour les accompagner", a-t-il rappelé, prenant en compte, dans le doute, la possible douleur ou angoisse du patient. Une sédation profonde est ainsi mise en place dans un tel cas, comme une anesthésie.

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