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Villepinte : la maison d'arrêt bloquée, un "appel au secours" des surveillants

Une soixantaine de surveillants pénitentiaires bloquaient ce jeudi l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte pour dénoncer la surpopulation carcérale et des conditions de travail "dégradantes".

Un surveillant pénitentiaire de Villepinte manifestant devant sa prison, en avril 2017

La rédaction numérique de RTL & AFP

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"Un appel au secours". Les surveillants pénitentiaires ont décidé de montrer leur mécontentement. Une soixantaine de surveillants pénitentiaires bloquaient jeudi 13 avril l'entrée de la maison d'arrêt de Villepinte, en Seine-Saint-Denis. Des palettes de bois et des plaques de contreplaqué étaient dressées à l'entrée de la prison, et un tas de pneus et de palettes a été enflammé par les manifestants en début de matinée.

"Ma prison va craquer, 200% surpopulation", "Surveillants tabassés en toute impunité, c'est notre réalité"... Les manifestants ont brandi différentes pancartes pour dénoncer la surpopulation carcérale et leurs conditions de travail jugées "dégradantes".

Les gardiens répondaient à l'"appel à une mobilisation générale" lancé la semaine dernière par les syndicats SPS et FO, rejoints par la CFTC, premier syndicat de surveillants pénitentiaires à Villepinte. "On est là pour lancer un appel au secours, un SOS", a déclaré Erwan Saoudi, délégué FO. "On n'en démordra pas tant qu'on nous présentera pas un vrai plan d'action pour désengorger la prison et renforcer le nombre de personnels", a-t-il ajouté.

Un taux d'occupation jusqu'à 201%

La directrice de la maison d'arrêt de Villepinte avait annoncé fin mars qu'elle n'accueillerait pas de nouveaux détenus, son taux d'occupation ayant atteint le record de 201%. Depuis, le taux a légèrement baissé, avec 1.080 détenus dans une prison conçue pour en accueillir 587.

Une manière pour les surveillants de prison d'alerter l'opinion publique à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle. La grogne à la maison d'arrêt de Villepinte s'inscrit dans une protestation plus large. Lundi soir, plus de 350 surveillants pénitentiaires avaient bloqué durant quelques heures la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, dans l'Essonne, la plus grande prison d'Europe, pour protester contre la récente agression de six gardiens par huit mineurs lors d'une altercation entre détenus qui a dégénéré en bagarre.

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