2 min de lecture Attentats en France

Villejuif : Sid Ahmed Ghlam affirme qu'il voulait "empêcher" l'attentat

Soupçonné d'avoir voulu attaquer une ou plusieurs églises et d'avoir assassiné une jeune femme, le suspect nie toute implication.

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Villejuif : Sid Ahmed Ghlam affirme qu'il voulait "empêcher" l'attentat Crédit Image : KENZO TRIBOUILLARD / AFP | Crédit Média : Georges Brenier | Durée : | Date :
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Sid Ahmed Ghlam clame son innocence. Soupçonné d'avoir tué une femme et projeté un attentat contre au moins une église à Villejuif (Val-de-Marne) en avril, le jeune informaticien algérien affirme au contraire qu'il a empêché l'attentat. C'est ce que ses avocats ont expliqué ce vendredi 19 juin à l'AFP

"Il a reconnu avoir été à Villejuif le 19 avril 2015 en présence d'un autre individu. Il conteste en revanche toute responsabilité dans la mort d'Aurélie Chatelain et a également affirmé avoir fait ce qu'il fallait pour empêcher la commission d'un attentat ce jour-là", indiquent ses trois avocats, Mathieu de Vallois, Gilles-Jean Portejoie et Christian Benoît.

Son ADN et son arme

Cet Algérien de 24 ans, mis en examen et détenu, s'est expliqué pour la première fois vendredi matin devant le magistrat instructeur. Ses avocats n'ont fait aucun autre commentaire, notamment sur l'"autre individu" évoqué par leur client.
Sid Ahmed Ghlam avait été arrêté fortuitement le 19 avril, après avoir été blessé dans des circonstances inexpliquées et avoir lui-même alerté le Samu. Les autorités avaient ensuite affirmé avoir "évité" un attentat contre au moins une église de Villejuif (Val-de-Marne).

Selon les enquêteurs, le suspect avait fait des recherches sur les églises de cette banlieue proche de Paris. L'exploitation de son GPS atteste de sa présence dans cette ville, à l'heure où Aurélie Chatelain a été tuée, également le 19 avril, par un coup de feu alors qu'elle se trouvait dans son véhicule. La balle a été tirée avec un revolver du suspect, dont l'ADN a aussi été trouvé dans le véhicule de la jeune femme.

Possibles complicités

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Le procureur de Paris François Molins a affirmé que Ghlam, qui avait chez lui des documents sur les "organisations terroristes Al-Qaïda et État islamique", avait évoqué les "modalités de commission d'un attentat" avec une personne "pouvant se trouver en Syrie". Cette dernière lui a demandé "explicitement de cibler particulièrement une église".

L'enquête se concentre depuis sur de possibles complicités. Trois hommes ont ainsi été mis en examen et écroués, soupçonnés de lui avoir apporté une aide logistique. Tous nient avoir été au courant d'un projet d'attaque.

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