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Une association dénonce les mutilations dans les élevages de porcs

Welfarm, qui a publié une vidéo jeudi 4 mai, veut mettre fin à la coupe de la queue sans anesthésie, au meulage des dents et à la castration à vif des porcelets.

L214 épingle un élevage de porcs dans le Finistère
L214 épingle un élevage de porcs dans le Finistère
Crédit : Capture d'écran/L214
Émilie Jéhanno

C'est une nouvelle campagne-choc pour mettre fin à la souffrance animale. L'association pour le bien-être des animaux de ferme, Welfarm, s'attaque aux mutilations en élevage porcin. Dans une vidéo publiée en ligne jeudi 4 mai, elle dénonce, avec la fédération européenne d’associations de protection animale Eurogroup for Animals, le recours quasi systématique à la caudectomie, c'est-à-dire à la coupe de la queue sans anesthésie, au meulage des dents et à la castration à vif des porcelets en élevage. 

Principal point de mécontentement pour l'association : l'élevage intensif, auquel sont liées ces "mutilations". Pour Welfarm, cet environnement "néfaste" rend les animaux "agressifs". L'association juge ces conditions de vie "incompatibles avec les besoins et comportements des animaux". 

En France, chaque année, 10 millions de porcelets sont castrés à vif et plus du double ont la queue sectionnée, selon elle. La queue des cochons est ainsi coupée pour empêcher des phénomènes de cannibalisme. Une pratique qui a été interdite par la législation européenne en 2008 mais reste non appliquée en France.

L'association explique que cet acte est réalisé afin d’éviter que les porcelets ne mordent la queue de leurs congénères. Et poursuit : "il est désormais établi que les conditions de détention en élevage intensif - un environnement pauvre, une absence de stimulation, des densités élevées - sont responsables de l’apparition de ce phénomène". En mars, c'était l'association L214 qui avait épinglé un élevage porcin pour maltraitance dans le Finistère.  

Des alternatives sans souffrances

Dans sa vidéo, Welfarm soutient les alternatives sans souffrances. Elle préférerait que les éleveurs privilégient l'élevage sur paille ou en plein air. "Nous travaillons désormais avec un nombre croissant d’acteurs professionnels pour développer des alternatives aux mutilations, mais les avancées restent encore trop timides", regrette dans le communiqué Ghislain Zuccolo, directeur de Welfarm.

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Avec cette vidéo, l'association poursuit sa campagne de sensibilisation, baptisée "couic, coupons court aux mutilations des porcelets". En 2016, elle avait lancé une pétition pour faire pression sur quatre marques (Madrange, Aoste, Raffin et Jambon de Bayonne), signée par plus de 134 000 personnes.

Selon Inaporc, l'interprofession nationale porcine, les Français consomment 34 kg par an de porc sous forme de viande ou de charcuterie. La filière porcine est composée de plus de 100 000 professionnels.

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