1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Viaduc effondré à Gênes : "La cause, c'est le manque d'entretien", dit un spécialiste
1 min de lecture

Viaduc effondré à Gênes : "La cause, c'est le manque d'entretien", dit un spécialiste

INVITÉ RTL - Christian Tridon, président du Syndicat des entrepreneurs spécialistes de travaux de réparation et renforcement de structure (Strres), revient sur la difficile gestion des ponts et de leur entretien.

Le viaduc Morandi situé à Gênes, en Italie, s'est écroulé mardi 14 août 2018
Le viaduc Morandi situé à Gênes, en Italie, s'est écroulé mardi 14 août 2018
Crédit : ANDREA LEONI / AFP
Viaduc effondré à Gênes : "La cause, c'est le manque d'entretien", analyse un spécialiste
06:48
Viaduc effondré à Gênes : "La cause, c'est le manque d'entretien", analyse un spécialiste
06:45
micro generique
La rédaction de RTL

Au lendemain de la catastrophe de Gênes, la question de l'état et de l'entretien des infrastructures en France se pose. "La cause de cet accident, comme beaucoup d'autres, c'est le manque d'entretien, le manque de maintenance de ces ouvrages", analyse Christian Tridon, président du Syndicat national des entrepreneurs spécialistes de travaux de réparation et renforcement de structure (Strres).

À l'époque de la construction du pont de Gênes, certaines voix s'élevaient déjà quant à la fiabilité de la structure suspendue. "Que ce soit le viaduc de Millau ou que ce soit un tout petit pont", il est impératif qu'une "surveillance régulière" soit effectuée, car "un pont c'est une structure d'ingénierie particulière."

Si le pont de Gênes avait été inspecté en 2016, la catastrophe n'a pu être évitée. "Le cycle d'inspection" se fait "par des spécialistes" qui vont vérifier "des organes particuliers de l'ouvrage, avec une fréquence différente", détaille Christian Tridon, qui évoque des contrôles allant de "tous les ans" pour des "ouvrages particuliers" à "une fois tous les six ans."

On ne prévoit jamais la totalité des risques

Christian Tridon, président du Strres

En France, les ponts "sont tous à risque", avertit-il. Le problème principal reste le financement de l'entretien des infrastructures, qui fait défaut aux collectivités locales. "À partir du moment où on franchit un vide avec une structure moderne", on ne peut prévoir ce genre de catastrophe. 

À lire aussi

Ce qui n'est pas le cas des structures anciennes, qui sont "de véritables œuvres d'art", durables. "Le pont du Gard, il a 2.000 ans, si son environnement tient le coup, dans 1.000 ans, on en parlera encore", compare Christian Tridon. Et de conclure : "On ne prévoit jamais la totalité des risques."

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/