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Vers de nouvelles mesures pour encadrer les rémunérations des patrons

ÉDITO - Les patrons sont-ils tous des goinfres ? Georges Plassat, ancien PDG de Carrefour, a renoncé à une partie de son indemnité de départ. Mais le débat reste ouvert.

François Lenglet Lenglet-Co Le service Économie
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Vers de nouvelles mesures pour encadrer les rémunérations des patrons Crédit Image : AFP / Éric Piermont | Crédit Média : RTL.fr | Date :
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François Lenglet et Loïc Farge

Georges Plassat devait toucher 13,6 millions d'euros au total d'indemnité de départ. L'ancien PDG de Carrefour abandonnera finalement 3,9 millions de cette somme. S'il a renoncé, c'est, dit son communiqué, en raison de l'"incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ".

Il y a en fait deux réactions qui ont pesé lourd. Celle de Bruno Le Maire, qui avait jugé cette rémunération "choquante et incompréhensible" ; et celle du patronat, par le biais du haut comité de gouvernement d'entreprise, qui a critiqué les rémunérations des dirigeants de Carrefour, et en particulier le parachute de Georges Plassat.

Le package de l'ancien dirigeant contenait deux éléments incompatibles, selon le code de bonne conduite du patronat : une retraite versée par l'ancien employeur (de quelque 500.000 euros par an) et une indemnité pour rémunérer une clause de non concurrence, c'est-à-dire l'interdiction faite à Plassat de travailler dans la grande distribution, chez les concurrents de Carrefour. Or, c'est l'un ou autre.

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Si on est à la retraite, il n'y a pas lieu de clause de non concurrence puisque la carrière est en principe terminée.

Code de bonne conduite

Quid de ce code de bonne conduite ? C'est un code élaboré par les organisations patronales, qui encadre les pratiques de rémunérations pour les dirigeants. Il s'agit d'une sorte d'autorégulation : les patrons ont obtenu de faire la police eux-mêmes chez les leurs.

À cela s'ajoute, depuis la loi Sapin, l'obligation d'obtenir le consentement des actionnaires de l'entreprise, en assemblée générale. Des assemblées qui ne refusent quasiment jamais les propositions de la direction en la matière, même si le vote est quelquefois serré.
 
Reste que ce code n'a pas empêché les abus. Même si les abus ne sont pas si fréquents. Les organisations patronales devraient renforcer les dispositions de ce code, dans les jours qui viennent. Ils ont intérêt à le faire, car l'affaire Plassat révèle un malaise.

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