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Vendée : un maire rachète un terrain pour éviter que des gens du voyage s'y installent

REPORTAGE - La zone est classée Natura 2000 et la mairie redoutait que l'installation de gens du voyage ne dégrade l'écosystème.

La bande de terre en diagonale au centre de la photo ( à gauche du camping) : 6500 m2 de terrain rachetés 15 fois le prix pour préserver l’écosystème de la vallée du Veillon à Talmont-Saint-Hilaire.
La bande de terre en diagonale au centre de la photo ( à gauche du camping) : 6500 m2 de terrain rachetés 15 fois le prix pour préserver l’écosystème de la vallée du Veillon à Talmont-Saint-Hilaire.
Crédit : Patrice Gabard
Vendée : un maire rachète un terrain pour éviter que des gens du voyage s'y installent
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Patrice Gabard

À Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), le maire vient de racheter un terrain qui appartient pourtant à la commune mais sur lequel des gens du voyage menaçaient de s'installer. Ils avaient eux-mêmes fait l'acquisition de cette parcelle de terre légalement pour la somme de 8.000 euros sauf qu'elle était protégée.

Pas question pour le maire de l'abandonner. Il n'a donc pas eu le choix en rachetant le terrain quinze fois sa valeur. Sans aucun droit de préemption sur ce terrain de 6.500 mètres carrés qui se trouve en bordure des parcs ostréiculteurs du Veillon, un écosystème fragile soumis à la loi littoral et classés Natura 2000 donc très protégés en théorie. 

Maxence de Rugy, maire de Talmont-Saint-Hilaire s'est retrouvé devant ce qu'il appelle un angle mort juridique : "Notre surprise était à son comble lorsque nous nous sommes rendus compte que ce qui n'était pas possible pour tout citoyen ordinaire d'y construire sa maison. Avoir des aménagements sur ce terrain était possible pour la communauté des gens du voyage parce que le conseil d'État sacralisait un droit particulier pour les gens du voyage de s'y installer, au risque d'une érosion de la biodiversité du secteur. Et plutôt que de subir on a décidé de racheter parce que derrière c'est notre vitrine écologique qui est en jeu".

Le maire a donc signé un chèque de 125.000 euros, quinze fois le prix du terrain. "C'est effectivement beaucoup trop cher pour une terre naturelle ou agricole mais c'est aussi le prix à payer, qui est une négociation avec les gens du voyage pour un secteur qui est inestimable. C'est la moins pire des solutions. Une solution rapide qui évite des années de procédure devant les tribunaux. Et avec le soutien d'une majorité de Thalmondais : "Parce que si ça avait dû être dégradé c'est pas 125.000 euros qui étaient perdus mais des millions". Lors du vote du sur le règlement de cette affaire, un seul conseiller municipal sur 28 s'y est opposé.

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