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"Une catastrophe patrimoniale" : l'hôtel de ville de Limoges, incendié, "est en grande partie perdu"

Un incendie est en cours à l'hôtel de ville de Limoges ce samedi 17 octobre, après qu'un groupe d'individus a attaqué le bâtiment lors de violences survenues au terme de la manifestation.

Un incendie s'est déclaré dans la mairie de Limoges samedi 17 octobre.

Crédit : Pascal LACHENAUD / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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L'hôtel de ville de Limoges, incendié samedi 17 octobre en marge des manifestations, "est en grande partie perdu", selon la préfecture de Haute-Vienne. "Le toit s'est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l'aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu", a précisé le représentant de l'Etat, Maurice Barate, évoquant une "catastrophe patrimoniale" et dénonçant un "acte volontaire de casseurs". 

Vers 20 heures, les pompiers étaient à la lutte contre les flammes pour tenter d'éviter qu'elles n'embrasent tout le bâtiment, un édifice historique inauguré en 1883 et à l'architecture inspirée de l'hôtel de ville de Paris. La toiture de l'aile gauche et le beffroi de l'hôtel de ville se sont effondrés peu après 20h30 selon le journal Le Populaire du Centre.

À distance, des centaines de personnes regardaient le brasier, désemparées. Une employée de la mairie était en pleurs dans les bras d'une élue. 
Plusieurs milliers de personnes ont participé à la manifestation avant que des violences ne surviennent en fin de parcours. Après avoir brûlé une voiture de la police municipale devant l'hôtel de ville, des individus cagoulés ont brisé des vitres pour pénétrer à l'intérieur et mettre le feu.

La Ville de Limoges va déposer plainte

Environ 5.000 personnes, dont plusieurs centaines d'individus "radicalisés et extrêmement violents" selon le préfet, ont participé à la manifestation organisée dans le cadre de la journée nationale de mobilisation. 

Des violences ont eu lieu près d'un échangeur routier de l'agglomération, où des casseurs ont incendié une voiture de la police nationale, selon le quotidien Le Populaire du Centre, tandis que des commerces étaient pillés au centre-ville. Des affrontements ont également eu lieu avec les forces de l'ordre aux abords de la préfecture de Haute-Vienne, avec jets de projectiles, tirs de mortiers et grenades lacrymogènes.

Au micro d'ICI Limousin, le maire de Limoges, Guillaume Guérin, a déclaré : "c’est un monument qui brûle mais pas la République". L'édile a par ailleurs indiqué que "les poursuites pénales seront au rendez-vous". La Ville de Limoges va déposer plainte.

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