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"Une seule compagnie de CRS, c'est ridicule !" : la colère de Benoît Payan sur RTL après le saccage de la mairie de Marseille en marge du 17 octobre

Suite à la dégradation de la mairie de Marseille ce samedi 17 octobre, l'édile Benoît Payan demande des comptes au gouvernement. Selon le maire de Marseille, les moyens déployés par les forces de l'ordre étaient insuffisants pour encadrer cette journée de mobilisation.

Benoît Payan, maire de Marseille, le 15 mars 2026

Crédit : Thibaud MORITZ / AFP

"Une seule compagnie de CRS, c'est ridicule !" : la colère de Benoît Payan sur RTL après le saccage de la mairie de Marseille en marge du 17 octobre

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Antoine Cavaillé-Roux & Julien Benesteau-Tellier

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Les débordements en marge de la mobilisation du 17 octobre ont fait des dégâts à Marseille, où des manifestants ont pénétré brièvement dans la mairie avant même le départ du défilé. À l'intérieur du vaste hall de l'hôtel de ville, du mobilier a été projeté au sol, dont le buste de Marianne, symbole de la République. Un "A" cerclé, symbole de l'anarchisme, a été tagué sur un mur et des inscriptions contre la police peintes sur la façade de la mairie.

Sur RTL, le maire de Marseille Benoît Payan dénonce la violence de ces actes de vandalisme : "la violence, le symbole et la manière dont ça s'est passé sont absolument incroyables. Inacceptable. C'est un déchaînement de violence sans aucune revendication. Je ne peux pas accepter qu'on s'en prenne à des symboles de la République". 

Suite à ces méfaits, l'édile espère que "ces casseurs ont été interpellés parce que leur place est d'être déférés devant un juge dès ce soir et d'être punis de manière absolument exemplaire".

On n'est pas capable d'arrêter des gens qui cassent dans la rue.

Benoît Payan, maire de Marseille, sur RTL

Le maire socialiste pointe des dysfonctionnements dans la préparation de cette journée : "J'ai eu le président de la République comme j'ai eu le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur en leur disant qu'évidemment une compagnie de CRS c'était ridicule et encore le mot n'est pas assez fort."

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Suite à ce coup de fil, des renforts sont arrivés dans la cité phocéenne. "Il m'a été promis que deux compagnies de CRS supplémentaires seraient déployées parce qu'on en a besoin", assure le maire, qui souligne la "réactivité absolue du gouvernement" sur ce point.

Néanmoins, l'édile de Marseille pointe du doigt la suppression de la fonction de préfet de police de plein exercice à Marseille en mars 2025. "J'avais prévenu le gouvernement, il y a à peu près un an et demi : 'vous êtes en train de faire une erreur manifeste et majeure. Vous enlevez, dans la deuxième ville de France, qui connaît des problèmes de sécurité, un préfet de police de plein exercice. Vous devez mesurer la vacuité de cette décision.' Aujourd'hui, on en paie les conséquences."

Enfin, face à ces violences en marge des manifestations, Benoît Payan déplore que l'on ne puisse plus manifester dignement : " Aujourd'hui, on ne le peut plus (manifester) parce qu'on n'est pas capable d'arrêter des gens qui cassent dans la rue. Leur place, ça n'est ni dans la rue ni dans les manifestations. Leur place, c'est en prison."

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