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"Ras-le-bol de la doctrine de maintien de l'ordre" : Tondelier, Bagayoko, Mélenchon... La gauche en colère après les violences en marge de la mobilisation du 17 octobre

Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre après la journée de mobilisation du 17 octobre où de nombreux actes de violences ont été commis. Tandis qu'à gauche on s'indigne de la doctrine du maintien de l'ordre, à droite et à l'extrême droite on accuse la France Insoumise d'attiser le chaos.

Jean Luc Mélenchon et Bally Bagayoko étaient présents dans le cortège à Paris lors de la mobilisation du 17 octobre.

Crédit : Matthieu RONDEL / AFP

Bally Bagayoko déplore la doctrine du maintien de l'ordre lors de la mobilisation du 17 octobre

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Léna Ménager - édité par La rédaction numérique de RTL

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Au soir de la journée de mobilisation du 17 octobre, marquée par des scènes de violence en marge des cortèges de manifestations dans de nombreuses villes en France, les réactions politiques se sont multipliées, à gauche et à droite.

À Paris, tôt dans la journée, des grenades de désencerclement avaient été utilisées Place de la République, alors que ces grenades avaient été au cœur du débat du maintien de l'ordre pendant la mobilisation des lycéens quand à Lens, dans le nord, un jeune mineur avait perdu sa main. 

Après les affrontements entre des manifestants et les forces de l'ordre, Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis s'est indigné au micro de RTL et pointé du doigt la responsabilité de l'exécutif : "le premier responsable, c'est le président de la République, qui n'a pas appelé à la désescalade. Ensuite, le deuxième responsable, c'est le ministre de l'Intérieur. Il avait fait un pas de côté en demandant le retrait des grenades de désencerclements, puis il a été rappelé à l'ordre par le syndicat Alliance. Donc le message qui a été envoyé, c'est de chargé les manifestants."

De son côté, Marine Tondelier en a "ras-le-bol de la doctrine de maintien de l'ordre dans ce pays". La patronne des Ecologistes estime qu'il faut "la revoir et vite parce que ça finit par être une atteinte aux libertés publiques. Et en plus, ça met tout le monde en danger, les manifestants et les policiers".

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Hier, Laurent Nunez avait justifié son choix d'autoriser ces grenades de désencerclement par le type d'action violente susceptible de se produire en marge des manifestations. Un contexte "bien différent", dit-il, que celui des blocus devant les lycées.

À droite, Bruno Retailleau prend la défense des forces de l'ordre. Pour le candidat des Républicains, la seule réponse aux casseurs, c'est "la prison".

Le Pen accuse LFI, Mélenchon critique la stratégie de maintien de l'ordre

Absente des cortèges, Marine Le Pen, elle, rejette la faute sur la France insoumise. "Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos", a assuré sur X la candidate du RN à la présidentielle.

Le président du parti d'extrême droite, Jordan Bardella, a, lui aussi, fustigé "les professionnels du chaos" et Eric Ciotti, allié du RN, dénoncé "le fascisme rouge" dans la rue aujourd'hui. 

De l'autre côté du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon a fustigé la stratégie du maintien de l'ordre à Paris. "L'affrontement semble être le but de cette stratégie de 'maintien de l'ordre'. Lamentable", a commenté sur X le leader insoumis, présent dans le cortège, accusant le préfet de police d'avoir "organisé le désordre". 

Il a aussi fustigé les images de violences diffusées en continu sur les chaînes d'information. "Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés", a déclaré le fondateur de LFI, qui soutient depuis le début du mouvement lycéen et est accusé par ses opposants d'avoir attisé la colère.

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