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Une démocratie peut-elle interdire une manifestation?

Le gouvernement brandit la menace d'interdire les nouvelles manifestations après les violences qui ont éclaté les cortèges mardi 14 juin.

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Une démocratie peut-elle interdire une manifestation? Crédit Image : SIPA | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

Un sombre tableau social préoccupe les éditorialistes autour de la question : une démocratie peut-elle interdire une manifestation? "La menace d'interdiction brandie par le gouvernement et le président après les violences de mardi 14 juin est exagérée, écrit Laurent Joffrin dans Libération, parce que ce serait faire porter au mouvement social la responsabilité d'agissements qui ne sont pas de son fait". "La fébrilité de l'exécutif se transforme en autoritarisme" écrit Jean Emmanuel Ducoin dans l'Humanité. "Ils sont devenus fous" dit-il à propos du président et du Premier ministre et il ajoute : "l'acharnement de Valls à associer les manifestants aux casseurs a pris des allures inacceptables". 

Face à l'exigence de plus de répression et d'autorité contre les casseurs attentions à ne pas ouvrir la porte à des mesures liberticides. "C'est un défi lancé à l'état démocratique" pense Bernard Stéphan dans la Montagne. Dans le Figaro, Paul Henri du Limbert reproche à François Hollande "d'être soucieux d'improbables accommodements et de ne pas oser décréter purement et simplement que l'état d'urgence commande de proscrire toute sorte de manifestations."

Des Bleus sur le fil

"Les rois du suspens". C'est le titre de l'équipe... avec une photo de Dimitri Payet qui se frappe la poitrine. D'autres journaux ont choisi une photo d'Antoine Griezmann. Ce sont les deux buteurs contre l'Albanie mercredi 15 juin. Deux buts inscrits dans les 5 dernières minutes du match. La qualification pour les huitièmes de finale de l'Euro fait les gros titres de la presse. "Victoire à l'arraché" à la une de la Dépêche. "Cette équipe de France" joue avec nos nerfs s'exclame la Voix du Nord. Si le Maine Libre écrit que "la France a gardé le meilleur pour la fin", le Progrès note : "Dieu que se fut laborieux" et L'Union parle de pâles bleus libérés par Griezmann. 

"Il faudrait n'avoir rien vu de ce match pour applaudir des deux mains" écrit Vincent Duluc dans l'Équipe. Il y a la première période calamiteuse et le sélectionneur qui donne l'impression qu'il cherche encore et qu'il n'a pas trouvé. Vincent Duluc poursuit : "le niveau technique général des Bleus est extrêmement insuffisant." Mais il note que les joueurs gagnent sur autre chose, sur un sentiment collectif sur l'idée que quelque chose de grandiose peut leur arriver et puis il conclut : "cette équipe a - à la fois - une grosse marge de progression et un tout petit peu de marge sur ses adversaires." Après quelques retouches, cela ne composera pas un si vilain tableau.

La soirée shit et Mac Do d'Abdeslam

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À lire en exclusivité cette semaine dans L'Obs, le récit de la soirée de Salah Abdeslam après les attentats le 13 novembre. Le seul membre encore vivant des commandos de Paris s'est réfugié dans la cage d'escalier d'un immeuble de la cité Vauban à Châtillon dans les Hauts-de-Seine. Une petite bande de lycéens comme tous les vendredi soir y discute, fume et squatte ce hall connu pour être un lieu de trafic de shit. Vers une heure du matin débarque un inconnu avec un sac du Mac Do voisin, il cherche un endroit calme pour manger et se reposer. 

"Il est sympa, dit un des lycéens qui témoigne aujourd'hui. Il avait l'air d'un mec normal." Salah Abdeslam raconte à ces jeunes de Châtillon qu'il est allé voir des cousins à Barbès, il parle de sa fiancé et dit qu'il va bientôt se marier, qu'il travaille dans la maintenance des trams à Bruxelles. Vers 4h la petite bande lève le camp et Salah Abdeslam se met en boule dans un coin pour dormir. On sait que deux copains belges viendront le chercher au petit matin. Quand le lycéen repense à cette soirée il se dit persuadé que le terroriste portait encore son gilet d'explosif car sa doudoune était gonflée.

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