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"Trois personnes cagoulées..." : l'essor inquiétant des crypto-rapts en France

Les crypto-rapts se multiplient en France, avec des victimes ciblées à domicile pour obtenir leurs codes d’accès à des portefeuilles de cryptomonnaies. Ces enlèvements ou séquestrations, menés par des profils jeunes recrutés sur les réseaux sociaux, inquiètent les enquêteurs par leur violence et leur mode opératoire.

Le procureur de la République de Bordeaux Renaud Gaudeul et le Colonel Petit ont donné une conférence sur les crypto-rapts dimanche 10 mai.

Crédit : RTL

Les crypto-rapts prennent de l'ampleur partout en France

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Clara Echarri & AFP & Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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Les crypto-rapts - des enlèvements ou séquestrations de particuliers dans le but de leur soutirer des cryptomonnaies - se multiplient en France. Jeudi 7 mai, Renaud Gaudeul, le procureur de Bordeaux, a annoncé que trois nouvelles personnes, dont un mineur, avaient été mises en examen dans le cadre d'une enquête ouverte à la suite d'un crypto-rapt survenu le 23 mars. En Haute-Garonne, une habitante de 57 ans avait été séquestrée et menacée à son domicile après avoir ouvert sa porte à ce qu'elle pensait être un livreur. 
Le Colonel Quentin Petit a décrit "trois personnes cagoulées qui sortent de derrière des arbres" et qui "emmènent tout de suite la personne chez elle" afin de lui demander "ses codes de déverrouillage pour ses crypto-monnaies". Puis, "la personne s'exécute, donne rapidement les codes et en quelques instants, l'ensemble des crypto-monnaies, 68.000 euros, sont déplacés vers un compte tiers".

Des individus recrutés sur les réseaux sociaux

Alors que ce type d'agression est de plus en plus fréquent, Renaud Gaudeul évoque des auteurs agissant sur commande. "Ce sont des personnes qui peuvent venir d'un peu partout en France et qui sont recrutés par le biais de réseaux sociaux avec des individus qui leur demandent de commettre parfois un crypto-rapt, parfois des tirs avec des armes de guerre. Bref des missions extrêmement variées, ce qui les rend particulièrement dangereux", explique-t-il. 

Ils ne maîtrisent pas totalement les codes de la criminalité

Colonel Quentin Petit

Ces profils sont souvent jeunes et inexpérimentés, souligne le Colonel Petit. "Ils ne maîtrisent pas totalement les codes de la criminalité, s'il devait y avoir des codes aujourd'hui encore. On se retrouve avec des gens qui peuvent facilement être dépassés". Les personnes interpellées dans cette affaire sont notamment âgées de 17 à 24 ans.

Ces attaques ultra-violentes visant des cibles identifiées, parfois après des fuites de données, suscitent une inquiétude grandissante. 

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