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Total, un groupe à l'image controversée

REPLAY - Le PDG de Total a toujours regretté de ne pas réussir à réconcilier les Français avec son entreprise.

Le siège du groupe Total à La Défense
Le siège du groupe Total à La Défense
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Martial You & Romain Renner

C'est la fin d'une ère pour Total. Son PDG, Christophe de Margerie, est décédé dans un accident d'avion, ce mardi 21 octobre. Salué par de nombreuses personnalités, le chef d'entreprise aura nourri un grand regret tout au long de sa carrière : celui de ne pas avoir réussi à réconcilier les Français avec la marque Total.

Le naufrage de l'Erika

La naufrage de l'Erika (1997) aura durablement marqué les esprits. "Ça nous avait coûté 1 million d'euros et on n'a récupéré que 800.000 euros (...) Il n'y a pas une personne qui soit passée sur la plage sans pleurer", se souvient Jean-Pierre Bernard, le maire de Mesquer (Loire-Atlantique).

Une rancœur tenace malgré les efforts du PDG de Total. Christophe de Margerie avait passé de nombreuses consignes afin que ses stations-service soient irréprochables pour que les automobilistes, notamment bretons, reviennent à la marque.

AZF

L'explosion de l'usine AZF de Toulouse (2001) vient s'ajouter à la liste des griefs des Français à l'encontre du groupe. "Toutes les grosses entreprises sont là pour gagner du pognon. Quand on manipule des produits chimiques et qu'on met des intérimaires qui n'y connaissent rien, c'est normal qu'il y ait des accidents", reproche le président de l'association des victimes d'AZF.

Les impôts

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Total est également accusé de ne pas payer d'impôts en France. Un dossier à propos duquel Christophe de Margerie tient à intervenir. Le PDG a coutume de dire qu'il adorerait payer des impôts en France mais que le groupe perdait de l'argent dans l'Hexagone, malgré un bénéfice de 12 milliards d'euros (2012). Une explication difficile à faire accepter aux Français, le groupe s'apprêtant à bénéficier d'un crédit d'impôt de 80 millions d'euros grâce au CICE.

Sa présence en Birmanie

En 2007, Nicolas Sarkozy demande aux entreprises françaises de "faire preuve de la plus grande retenue s'agissant des investissements en Birmanie" et demande à ce qu'il n'y en ait pas de nouveaux, au moment où un grand mouvement de contestation s'y organise. La secrétaire d'État aux Droits de l'homme, Rama Yade, tempère les propos du Président en précisant que le pays ne demande pas aux entreprises de se retirer.

Présent en Birmanie depuis 1992, Total est pointé du doigt et doit se défendre. Son directeur des relations extérieures, Jean-François Lassalle, rappelle qu'il est "difficile de condamner la répression en cours car Total n'est pas une autorité morale ou politique" tout en précisant n'avoir "aucun contact avec la junte".

Le gaz de schiste

Christophe de Margerie tentera de faire entendre sa voix lors des débats concernant l'exploitation du gaz de schiste. Christian Jacob (UMP) réussira à faire voter une loi empêchant l'extraction mais permettant toutefois la recherche. Fermement opposé à cette interdiction, Total finira par renoncer à intervenir dans le débat.

"Chaque fois que le groupe Total intervient sur le sujet du gaz de schiste, le débat s'envenime, commentera le PDG. Nous ne demandons plus rien, c’est aux responsables politiques et gouvernementaux de savoir quoi faire sur le sujet". Christophe de Margerie précise toutefois que son groupe est prêt à poursuivre ses travaux sur le sujet en Chine et en Pologne.

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