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Torture en Algérie : "C’est être lucide avec son histoire", dit Pierre Audin

INVITÉ RTL – Pour Pierre, le fils de Maurice Audin, la décision d’Emmanuel Macron de reconnaître que la torture a été utilisée en Algérie est "historique".

Emmanuel Macron accompagné de Michèle  Audin, la fille de Josette et Maurice, le 13 septembre 2018.
Emmanuel Macron accompagné de Michèle Audin, la fille de Josette et Maurice, le 13 septembre 2018.
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Torture en Algérie : "C'est être lucide avec son histoire", dit Pierre Audin
08:49
L'Entretien du jour du 13 septembre 2018
08:48

Le président "reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l'avaient arrêté à son domicile", a déclaré ce jeudi 13 septembre Emmanuel Macron. Une reconnaissance historique de la torture qui a été employée lors de la guerre d’Algérie, et une décision attendue de langue date par la famille.

"Je pense que c’est une date historique, mais pas seulement pour nous", commente au micro de RTL Pierre Audin, le fils de Maurice Audin, âgé de seulement 1 mois lors de l’arrestation de son père le 11 juin 1957. "Enfin, se réjouit-il. Depuis le temps qu’on sait les choses, qu’on sait comment ça fonctionnait, quel système avait été installé en Algérie, et à quel point ce système était là pour terroriser la population. Enfin un président de la République le reconnaît."

Ça ne rouvre pas des blessures passées. C’est simplement être lucide avec son histoire

Pierre Audin

Une décision qui était fortement attendue par Josette, la femme de Maurice, et la mère de Pierre. "Elle l’avait espéré toute sa vie, elle s’était battue toute sa vie pour ça", témoigne-t-il. Mais le combat n’est "pas terminé" par autant, ajoute Pierre Audin. Grâce à l’ouverture des archives annoncée par Emmanuel Macron il espère obtenir de nouveaux éléments sur les circonstances de la mort de son père.

Quant aux critiques qui ont pu être émises contre la décision prise par le chef de l’État, Pierre Audin les écarte d'un revers de main. "Ça ne rouvre pas des blessures passées. C’est simplement être lucide avec son histoire. Si on veut être la patrie des droits de l’homme, on ne peut pas garder ça derrière nous. (…) Il faut que l’on reconnaisse que la torture n’était pas un moyen qui permettait de déjouer des attentats, mais qui servait à terroriser une population", estime-t-il.

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