2 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : un rapport liste dix attentats en France qui ont été déjoués depuis un an

Plusieurs attaques terroristes ont été évitées, selon le rapport de la commission d'enquête parlementaire.

Des policiers patrouillant à Paris, le 22 septembre 2012
Des policiers patrouillant à Paris, le 22 septembre 2012 Crédit : SIPA
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

La France a évité de peu de nouvelles attaques terroristes de grande ampleur, similaires à celles du 13 novembre, ou encore à d'autres assassinats rappelant le récent meurtre de deux policiers à Magnanville. Les services du renseignement ont révélé devant la commission d'enquête parlementaire, chargée d'étudier l'action de l'État lors des événements de janvier et novembre, qu'une dizaine d'attentats avaient été déjoués sur les douze derniers mois, comme le révèle Le Figaro dans son édition du 6 juillet. "Nous avons tout eu", a ainsi résumé Didier Le Bret, coordinateur national du renseignement, devant cette commission.

Trois attaques déjouées, qui avaient déjà été révélées dans la presse, ont ainsi été confirmées. La première remonte à juillet 2015 : trois jihadistes voulaient filmer la décapitation d'un haut gradé de la base militaire de Port-Vendres, près de Perpignan. La deuxième concerne l'interpellation en octobre dernier d'un Français de 25 ans qui voulait assassiner des militaires à Toulon. Pour la troisième, il s'agit de l'arrestation à Tours d'un Thétchène de 27 ans, qui avait prêté allégeance à Daesh, et comptait mener une attaque contre des policiers.

Une attaque de grande envergure à Paris

Mais d'autres projets d'attaques terroristes jusque-là inconnus ont également été révélés pour la première fois. Pour beaucoup, il s'agit d'assassinats visant des personnes représentantes de l'autorité publique. À Fontenay-sous-Bois, deux frères candidats au jihad ont été arrêtés pour avoir voulu s'attaquer à des militaires, des policiers et des juifs. En octobre, un individu radicalisé en prison avait pour idée d'assassiner une députée parisienne.

Les 15 et 16 décembre 2016, deux hommes interpellés par la DGSI avaient prévu de tuer des militaires et des policiers orléanais. L'un des deux suspects, un certain Karim K. a d'ailleurs reconnu avoir voulu assassiner le préfet du Loiret. Mais il avait également prévu de commettre une action violente contre une centrale nucléaire, grâce à l'appui financier d'un jihadiste français basé en Syrie depuis près de deux ans.

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Dans ces révélations, il est donc également question d'une attaque de grande envergure, déjouée en mars 2016 avec l'arrestation de quatre jeunes femmes, dont trois mineures, à Roubaix, Lyon et Brie-Comte-Robert en Seine-et-Marne. Ces suspectes avaient projeté d'attaquer un concert, deux cafés et un centre commercial à Paris.

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