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Terrorisme : "J'ai honte de cette maltraitance vis-à-vis des victimes", lance Françoise Rudetzki

REPLAY / INVITÉE RTL - Cinq mois après les attaques du 13 novembre, les victimes toujours dans l'attente de leurs indemnisations. D'où le cri de colère de l'administratrice du Fonds de garantie des victimes du terrorisme.

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Terrorisme : "J'ai honte de cette maltraitance vis-à-vis des victimes", lance Françoise Rudetzki Crédit Image : SIPA | Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi et Loïc Farge

Les victimes des attentats du 13 novembre dernier à Paris sont-elles oubliées ? C'est en tout cas l'avis de Françoise Rudetzki, qui a poussé un coup de gueule lundi 11 mars sur RTL pour que le Fond de garantie des victimes du terrorisme, dont elle est l'administratrice, se mette enfin en route. "C'est un scandale !", a-t-elle accusé. "Il y a des victimes qui ont été inscrites sur les listes des victimes par le parquet, à savoir les familles des décédés, toutes les personnes qui se retrouvaient au Bataclan et les blessés qui étaient sur les terrasses de café. Mais les autres, ceux qui ont vu la scène, qui ont témoigné, qui ont vu des proches mourir mais qui sont sortis indemnes physiquement, ne sont pas encore sur les listes", a-t-elle expliqué.

Elle explique que lors du conseil d'administration du Fonds, il avait été suggéré qu'il fallait fournir des preuves pour apparaître sur les listes, comme "des dépôts de plainte à la police", "des témoignages" et "les certificats médicaux". Si de nombreuses victimes ont fourni tous ces documents, "elles ne fournissent pourtant toujours pas sur une liste et ne reçoivent toujours pas des provisions", a déploré Françoise Rudetzki. Elle prend pour exemple un homme qui a vécu la double-peine, puisqu'il avait déjà été victime de l'attentat du RER Saint-Michel à Paris en 1995.

Elle s'en prend à la direction du Fond de garantie "qui ne suit ni les ordres prononcés par le président de la République, qui dit 'il faut savoir réparer les vivants', ni les instructions du conseil d'administration". Et d'ajouter : "J'ai honte aujourd'hui de cette maltraitance vis-à-vis des victimes, de la durée que le Fonds prend à traiter des dossiers". Elle dit attendre beaucoup de la secrétaire d'État chargée de l'Aide aux victimes, Juliette Méadel, qu'elle rencontre à nouveau ce lundi.

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