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SNCM : Valls veut préserver "un maximum" d'emplois

Le Premier ministre a assuré qu'il veillerait "scrupuleusement" à préserver un "maximum" des 2.000 emplois de la SNCM, placée en redressement judiciaire vendredi.

Manuel Valls veillera à ce qu'un maximum d'emplois soit préservé à la SNCM.
Manuel Valls veillera à ce qu'un maximum d'emplois soit préservé à la SNCM. Crédit : AFP / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
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"Comme vous le savez, l'Etat suit de près ce dossier. Avec les ministres concernés, je veillerai scrupuleusement à la continuité territoriale avec la Corse et à ce qu'un maximum d'emplois soient préservés dans le bassin", a affirmé Manuel Valls ce mardi 2 décembre, quatre jours après le placement de la SNCM en redressement judiciaire. 

Le redressement judiciaire de la compagnie de ferries déficitaire, décidé vendredi 28 novembre par le Tribunal de Commerce de Marseille, est un "aboutissement malheureux mais inéluctable après une décennie de déficits lourds", a déclaré le chef du gouvernement dans son discours aux Assises de l'économie de la mer à Nantes. "Sur ce dossier, le langage de vérité s'impose", a-t-il ajouté.

2.000 salariés

La compagnie, qui compte environ 2.000 salariés, s'est trouvée en cessation de paiement après que l'actionnaire Transdev a volontairement provoqué le dépôt de bilan de la compagnie en exigeant le remboursement immédiat de créances que la SNCM n'est pas en mesure d'honorer.

Transdev et l'Etat, actionnaire à 25%, considèrent le redressement judiciaire comme la seule solution pour "empêcher la disparition pure et simple" de la SNCM. Cela permettrait selon eux de trouver un repreneur et d'annuler les condamnations européennes obligeant à rembourser des aides publiques jugées illégales pour plus de 400 millions d'euros.

[Manuel Valls] a donné raison aux compagnies low cost en mer.

Jean-Luc Mélenchon
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Présent lui aussi aux Assises de l'économie de la mer à Nantes, Jean-Luc Mélenchon a jugé "inacceptables" les propos de Manuel Valls sur ce dossier. "En quelque sorte, il a donné raison aux compagnies low cost en mer, qui elles précisément (...) continuent à accepter ce genre de pratiques", a souligné le fondateur du parti de Gauche. Plus globalement, il a jugé la venue de Manuel Valls "conforme à (ses) prévisions, c'est-à-dire nulle et sans intérêt".

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