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"Si je devais refaire 'Much Loved', ça serait avec le même amour", affirme Loubna Abidar

REPLAY / INVITÉE RTL - Après avoir joué le rôle d'une prostituée dans "Much Loved", l'actrice a été agressée au Maroc où le film est interdit.

L'actrice Loubna Abidar avec le réalisateur Nabil Ayouch, à Angoulême le 26 août 2015
L'actrice Loubna Abidar avec le réalisateur Nabil Ayouch, à Angoulême le 26 août 2015
Crédit : YOHAN BONNET / AFP
L'Homme du jour du 04 février 2016
09:19

Depuis un an, la vie de l'actrice Loubna Abidar a changé. Pour le meilleur, grâce à une nomination à Cannes et aux César pour son rôle dans Much Loved. Mais aussi pour le pire, avec des insultes et des violences. L'actrice fait partie des actrices nommées pour le César de la meilleure actrice cette année. "Je suis très fière. Mais je n'aurais jamais osé rêver être là, aux Césars", confie l'actrice d'un film qui est devenu un symbole. 

Après son rôle de prostituée dans Much LovedLoubna Abidar a dû affronter les insultes. Elle a même été agressée en novembre dernier. "C'est le film de ma vie. Je l'ai fait parce que j'aime beaucoup mon pays (le Maroc), et j'aime beaucoup toutes les prostituées du monde Arabe, qui sont différentes de celles des autres pays. Je les ai défendu à travers ce film", explique l'actrice de 32 ans. 

Je ne regrette rien.

Loubna Abidar

Mais cette implication lui a causé des problèmes. Elle risque, avec le réalisateur du film, Nabil Ayouch, 5 ans de prison et 100.000 euros d'amende. La décision sera rendue la semaine prochaine. Mais Loubna Abidar ne regrette rien. "Si aujourd'hui Nabil Ayouch m'appelait pour faire le même film, je le ferais avec autant d'amour", affirme-t-elle. "Ces femmes méritent vraiment qu'on les mette en lumière."

La faute à la presse marocaine, aux islamistes et à quelques imams

Le film a été interdit au Maroc, car il est considéré comme un outrage grave aux valeurs morales et une atteinte flagrante à l'image du pays. L'actrice a dû vivre recluse chez elle, portant la burqa, véritable paradoxe avec l'esprit de liberté du film. "Je n'arrivais pas à vivre avec, alors j'ai quitté le pays pour la France". Pensant la tension retombée, elle retourne au Maroc. 

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C'est à ce moment-là qu'elle est agressée à Casablanca par trois jeunes visiblement alcoolisés. "Je leur ai pardonné le lendemain parce que ce n'est pas leur faute. C'est la faute de quelques presses marocaines qui ont mis beaucoup de choses sur mon dos, la faute de quelques islamistes et quelques imams qui ont lancé une fatwa contre moi", affirme Loubna Abidar. 

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