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Seita : cinq cadres toujours séquestrés à Carquefou

Cinq cadres de l'entreprise de cigarettes Seita ont passé la nuit de mercredi à ce jeudi au sein de l'usine où des salariés les retiennent prisonniers.

Des employés du cigarettier Seita, à Carquefou, manifestent contre la fermeture de leur usine, le 25 avril 2014.
Des employés du cigarettier Seita, à Carquefou, manifestent contre la fermeture de leur usine, le 25 avril 2014.
Crédit : AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD
La rédaction numérique de RTL & AFP

Des salariés de l'usine du cigarettier Seita à Carquefou, près de Nantes, retenaient toujours ce jeudi 29 mai cinq cadres, séquestré depuis la veille dans l'après-midi. La fermeture du site a été annoncée mi-avril.

"Ça s'est bien passé. Ils ne sont pas enfermés dans une pièce. Ils ont pu aller à un moment jusqu'à la salle à café et on s'est mis à l'écart pour les laisser prendre leur café tranquilles", a déclaré à l'AFP Pascal Brochard, délégué du personnel (CGT).

Ils ont libre circulation dans les services. On n'est pas des méchants.

Valérie Brochard, salariée de la Seita

"Ce matin, on leur a apporté des croissants et des petits pains de la boulangerie. Ils ont libre circulation dans les services. On n'est pas des méchants", a raconté Valérie Brochard, qui forme avec son époux l'un des nombreux couples salariés de l'entreprise.

Tensions entre la direction et les syndicats

Pascal Brochard a poursuivi : "On ne se serait pas mis en grève si la direction n'était pas venue nous 'chercher' ces derniers temps alors que le site va fermer (...) On n'est pas là pour les humilier. On est les premiers à prôner le respect humain. Donc, on essaie de donner l'exemple de ce qu'on souhaiterait avoir en matière de respect de la part de la direction".

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Les salariés reprochent à la direction une information insuffisante sur le projet de restructuration du groupe qui les affecte directement. En grève depuis lundi, ils réclament aussi le paiement total des jours de grève que la direction n'a accepté jusqu'à présent de rémunérer qu'à hauteur de 50%, proposition qui a été rejetée par les salariés.

Selon Pascal Brochard, le mouvement de grève a commencé lundi, lorsque la direction a exigé que la production, en baisse depuis l'annonce de la fermeture, remonte à 50% par rapport à ce qu'elle était avant cette annonce. "Les pressions sur les salariés se sont accrues à un point tel ces dernières semaines qu'actuellement, une centaine d'entre eux (sur 327, ndlr) sont en arrêt maladie" depuis l'annonce de la fermeture, a déclaré Pascal Brochard.

366 postes supprimés en France

Imperial Tobacco, actionnaire de la Seita, a annoncé le 15 avril la fermeture de l'usine de Carquefou ainsi que celle du site de recherche de Bergerac (Dordogne) et la suppression nette de 366 postes en France sur 1.150, soit près du tiers des effectifs. L'usine historique du groupe britannique à Nottingham fermerait également, tandis que 130 emplois seraient créés en Pologne où sera délocalisée une partie de la production.

La Seita, dont le siège est à Paris, dispose de cinq sites en province : deux usines de production de cigarettes, à Carquefou et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret). Elle a été reprise en 2008 par Imperial Tobacco, qui avait supprimé un millier d'emplois, soit la moitié des effectifs.

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