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Seine-Saint-Denis : les enfants de chômeurs devront obtenir une dérogation pour la cantine

REPLAY - La municipalité écologiste de l’île-Saint-Denis a mis un place un système où les enfants de chômeurs doivent obtenir une dérogation pour avoir le droit de manger à la cantine.

Photo d'illustration d'élèves de maternelle à la cantine à l'école des Cinq continents à Caen.
Photo d'illustration d'élèves de maternelle à la cantine à l'école des Cinq continents à Caen.
Crédit : MYCHELE DANIAU / AFP
Seine-Saint-Denis : les enfants de chômeurs devront obtenir une dérogation pour la cantine
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Jacques Serais & La rédaction numérique de RTL

Selon une décision municipale d'une commune de Seine-Saint-Denis, les enfants de chômeurs doivent obtenir une dérogation pour avoir le droit de manger à la cantine. Des villes de droite ont déjà opté pour cette solution mais ce qui surprend, cette fois, c'est que le maire est écologiste. 

La municipalité écologiste de l’île-Saint-Denis est hors-la-loi. Depuis le 11 mars dernier, date à laquelle la proposition du député radical de gauche Roger-Gérard Schwartzenberg a été adoptée, elle garantit en principe le droit d'accès pour tous la restauration scolaire. Selon Rodrigo Arena, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) de Seine-Saint-Denis, "dans (notre) département, plus de 30% des jeunes qui ont entre 18 et 25 ans sont en situation de chômage. Si ces jeunes couples ont des enfants, ils n'auront pas droit à la cantine scolaire. On est dans un système de masse, on n'est plus dans l'exception".

L'élu Michel Bourgain se défend de toute discrimination. Pour cette rentrée scolaire, il assure qu'aucun enfant de parents sans emploi n'a été refusé à la cantine. Ils ont dû faire des demandes de dérogations. Il y en a eu 140 pour cette rentrée et toutes ont été acceptées. Mais le maire préfère tout simplement prioriser les écoliers dont les parents travaillent pour ne pas les pénaliser, sous-entendu, ceux qui sont au chômage auraient davantage le temps de faire à manger. Et si jamais la justice venait à s'en mêler, "on serait contraint de faire des tirages au sort, premier arrivé, premier servi. On aurait encore plus d'injustice", explique l'élu. 

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