2 min de lecture Val-d'Oise

Sarcelles : après le triple meurtre, Collomb s'exprime sur le port d'arme des policiers

Le ministre de l'Intérieur a réagi ce dimanche 19 novembre à la question du port d'arme de la police, au lendemain du triple meurtre commis avec son arme de service par un policier qui s'est ensuite suicidé à Sarcelles.

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.
Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
et AFP

Doit-on laisser les policiers armés en dehors de leurs heures de service ? Il semblerait que oui, à en juger par la mise au point formulée ce dimanche 19 novembre par Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé au lendemain du triple meurtre perpétré à Sarcelles (Val-d'Oise) par un policier, avec son arme de service, avant que celui-ci ne se suicide. Les policiers "resteront armés" hors service, "il n'y a pas de problème", a affirmé Gérard Collomb lors de l'émission Questions politiques de Franceinfo, France Inter et Le Monde.

Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les policiers avaient obtenu le droit de garder leur arme de service en permanence. Une disposition pérennisée et encadrée par plusieurs circulaires depuis l'été 2016 : les agents souhaitant porter leur arme hors service doivent en faire la déclaration et avoir effectué au moins trois entraînements de tir par an. Ces conditions s'appliquent aussi aux trajets domicile-travail entre deux services. À tout moment, le chef de service peut s'y opposer. 

C'est quelqu'un qui, à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police

Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur
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Lors de sa mise au point, Gérard Collomb a souligné la difficulté de répondre à des exigences "contradictoires", entre crainte de dérapage individuel d'un policier qui "déraille" et demande de protection accrue dans les transports par exemple. "Cela demande beaucoup d'attention des cadres dirigeants de la police", a-t-il dit, relevant, comme le directeur général de la police nationale, que l'élément déclencheur des suicides de policiers est le plus souvent d'ordre privé, tout en constatant qu'ils interviennent dans un contexte professionnel.

Dans la soirée du samedi 18 novembre à Sarcelles, un policier de 31 ans, "bon fonctionnaire" apprécié de sa hiérarchie, et qui était en instance de séparation, a tué trois personnes avec son arme de service et blessé grièvement sa petite amie avant de se suicider. "C'était quelqu'un qui allait se séparer de son épouse. Il ne l'a pas supporté. C'est quelqu'un qui, à un moment donné, déraille totalement. Comme il est armé, il peut tirer. C'est le drame de la police", a réagi le ministre.

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