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Ryad Rani, Elwan B., Louise Montangon… Qui sont les nouveaux visages de la mobilisation lycéenne ?
Crédit : RTL
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On n'avait jamais vu autant de jeunes débarquer sur les plateaux de télévision. Depuis le début de la mobilisation lycéenne, le 21 septembre dernier, plusieurs visages se sont imposés bien au-delà des grilles des établissements bloqués.
Porte-parole syndicaux, lycéens, étudiants solidaires (ou pas)... Leurs prises de parole et parfois leurs affrontements télévisés - en haute définition à des heures de grande écoute - ont contribué à donner un visage à une contestation née de revendications sur les conditions d'étude, les emplois du temps, le manque de professeurs ou encore Parcoursup.
À quelques heures d'une nouvelle journée de mobilisation, ce mardi 13 octobre, ces figures médiatiques cristallisent à la fois la colère lycéenne, les tentatives de récupération politique, à gauche comme à droite, et une bataille de l'image qui se joue désormais autant dans la rue que sur les écrans. Mais qui sont réellement ces nouveaux visages du mouvement ? Tour d'horizon.
À 19 ans, Ryad Rani est devenu l'un des principaux porte-voix de la mobilisation lycéenne. Président de l'Union syndicale lycéenne, ce jeune bachelier originaire de Wattrelos (Hauts-de-France) enchaîne conférences de presse et plateaux télé depuis le début du mouvement.
Parfois présenté comme le "chef" du mouvement, il préfère davantage se définir comme un "relais" de la colère lycéenne.
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Candidat aux municipales sur une liste d'union de la gauche menée par La France insoumis dans le Nord, il assume faire de la politique tout en revendiquant une identité d'abord syndicale.
Autre figure, autre tendance politique. Président du Renouveau lycéen depuis 2025, Nathanaël Combary, 18 ans, a participé à plusieurs échanges avec le ministère de l'Éducation nationale et multiplié les interventions médiatiques sur les plateaux des chaînes d'info.
Étudiant à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales) et adhérent de Renaissance, cet ancien élève du lycée Montesquieu au Mans a été vivement attaqué par LFI, qui l'accuse d'incarner une parole trop proche du pouvoir.
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De son côté, l'étudiant "assume" appartenir à un mouvement où "des jeunes sont encartés dans tel ou tel parti" mais aussi "des jeunes qui ne sont pas du tout intéressés par la politique".
À 17 ans, Seydou Ba a fait de ses réseaux sociaux un haut-parleur de la mobilisation. Lycéen à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, il cumule des dizaines de milliers d'abonnés sur Instagram et TikTok, où il documente blocages, prises de parole et revendications.
Militant insoumis, proche de Bally Bagayoko, il défend une école mieux dotée, des emplois du temps allégés et davantage de justice sociale. Fier d'avoir été élu délégué de classe pour la septième fois consécutive, Seydou Ba considère ce mouvement de contestation avant tout comme "un cri du cœur générationnel".
Ancienne lycéenne à Bondy (Seine-Saint-Denis), aujourd'hui étudiante à la Sorbonne en histoire et en langue arabe, Soumaya Sarré est l'une des voix les plus identifiées sur les réseaux sociaux depuis le début du mouvement.
Porte-parole du Rassemblement pour l'égalité et la démocratie (RED Jeunes), la jeune femme de 18 ans souhaite, avec son collectif, politiser les quartier populaires.
Remarquée pour ses prises de parole à destination du président de la République ou du ministre de l'Éducation nationale, Soumaya Sarré, 18 ans, dénonce régulièrement l'insalubrité des bâtiments scolaires, mais aussi le manque d'enseignants.
Ses tirades ont rapidement fait mouche dans l'espace médiatique et sur les réseaux sociaux. Âgé de 17 ans, Elwan a marqué les esprits après un monologue très politisé au micro du youtubeur d'extrême droite, Vincent Lapierre.
Depuis, ce lycéen du 9e arrondissement parisien et sa gouaille hors du commun arpente les plateaux télé en quête de joutes verbales. Sympathisant de La France insoumise, le jeune homme s'est vu qualifié de "tribun du peuple" par Jean-Luc Mélenchon après une rencontre entre les deux hommes.
Décrite comme "une luciole d'espérance" par Philippe de Villiers sur CNews, Louise Montangon s'est imposée comme l'un des visages anti-blocage du mouvement lycéen.
Âgée de 22 ans, cette responsable de l'UNI à Bordeaux, candidate sur la liste RN de la ville aux municipales, s'est notamment fait remarquer lors d'un échange tendu avec Gabriel Attal, où elle a dénoncé son "bilan désastreux".
Très présente sur les plateaux de CNews et de LCI, la militante très à l'aise devant les caméras défend essentiellement une ligne d'ordre, de "mérite" et de "sens de l'effort". Elle reproche aussi à LFI d'avoir attisé le mouvement.
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