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"Le droit de réunion pacifique doit être respecté" : l'ONU "inquiète" face aux incidents liés au mouvement lycéen en France

Ce vendredi 9 octobre, l'Organisation des Nations unies (ONU) a commenté les manifestations des lycéens en France, faisant part de son "inquiétude" face aux incidents lors des manifestations. L'organisation a appelé à ce que le mouvement reste "pacifique".

Le siège de l'Organisation des Nations Unies à New-York City

Crédit : Johannes EISELE / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Le mouvement lycéen en France fait réagir les Nations unies. Ce vendredi 9 octobre, lors d'un point presse à Genève, le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a dit suivre avec "inquiétude" les "incidents" liés aux manifestations des lycéens en France, appelant au maintien de rassemblements pacifiques et à un usage proportionné de la force. 

"Nous appelons chacun à veiller à ce qu'elles (ces manifestations, ndlr) restent pacifiques et à ce qu'il n'y ait pas de recours disproportionné à la force de la part des forces de l'ordre. Le droit de réunion pacifique doit être respecté", a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Shabia Mantoo. 

Plus tôt dans la semaine, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), une autorité consultative en France, avait partagé ses craintes sur un "recours disproportionné à la force". Depuis le début du mouvement, 6.877 personnes, dont 86% de mineurs, ont été placées en garde à vue, a indiqué ce vendredi le ministère de la Justice. 2.376 ont été écrouées et 21 d'entre elles ont été placées en détention provisoire. Par ailleurs, lors de ces manifestations, plusieurs lycéens ont été grièvement blessés. 

Des slogans contre les violences policières dans les manifestations

Depuis le début de la mobilisation le 17 septembre, marquée par des violences à six mois de l'élection présidentielle, les lycéens français réclament de meilleures conditions d'apprentissage, une rénovation du bâti et la suppression de la sélection par la plateforme d'orientation Parcoursup. 

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Le mouvement a donné lieu ponctuellement à des violences (bâtiments et poubelles incendiés, mobilier urbain détruit...), jugées d'"inqualifiables" par le gouvernement, et la réponse policière a été vivement critiquée. Dans les manifestations, les slogans contre les violences policières occupent une place presque aussi importante que les revendications sur le manque de moyens. 

Face aux accusations, le Premier ministre Sébastien Lecornu a réagi vivement. Parler d'"instructions politiques de répression policière" est un "mensonge" qui jette "l'opprobre contre la police", a-t-il déclaré mercredi à l'Assemblée nationale, évoquant des "accidents" qui "peuvent arriver". 

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