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Rio 2016 : la leçon de vie de Marieke Vervoort

REPLAY - À 37, la spécialiste belge du sprint envisage l'euthanasie, mais elle ne compte pas mettre fin à ses jours tout de suite et souhaite continuer à briller aux Jeux paralympiques de Rio.

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Rio 2016 : la leçon de vie de Marieke Vervoort Crédit Image : Maxime Villalonga | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Elle a le sourire quand elle entre en salle de presse au parc olympique de Rio, ce dimanche soir, normal, Marieke Vervoort vient de remporter la médaille d'argent sur 400 m. Elle visera l'or, samedi prochain, sur 100 m, si son corps le lui permet. La spécialiste belge du sprint, en fauteuil, ne vient pourtant pas parler performance et médailles. Elle est venue devant les journalistes pour parler de la mort, la sienne, celle qu'elle a déjà programmée. Elle est venue expliquer pourquoi elle a choisi de mourir, décision annoncée avec les jeux paralympiques de Rio. 

À 37 ans, Marieke est atteinte d'une maladie dégénérative incurable qui paralyse ses jambes depuis qu'elle a 14 ans et son état empire chaque jour. Son autonomie est désormais très réduite, elle est assistée en permanence, et les efforts qu'elle doit fournir sur une course aggravent à chaque fois son état de santé. Alors Marieke a déjà tout préparé pour être euthanasiée le jour où cette douleur sera trop forte. "Le jour", dit-elle, "où j'aurais plus de mauvais moments que de bons". Non, elle ne mettra pas fin à ses jours à son retour de Rio comme l'a annoncé la presse belge cet été. "Cette femme au mental hors du commun dégage une sérénité confondante", écrit Adèle Smith, l'envoyée spéciale de l'Équipe à Rio qui a vu des journalistes brésiliens ou japonais s'offusquer de son combat pour l’euthanasie. Marieke est une militante : "Ce n'est pas un meurtre c'est un apaisement, j'en suis la preuve vivante", dit-elle. "J'ai signé mes papiers en 2008 et je suis toujours en vie et je viens même de gagner une médaille. "La leçon de vie de Marieke Vervoort", à lire ce matin dans l'Équipe.

Les indiens d'Amérique se battent pour leur survie

Il faut imaginer la scène qui se déroule dans une prairie du Dakota du nord : des milliers de personnes, certaines avec le visage peint, d'autres avec des plumes dans les cheveux ou des tresses, chevauchant des montures au son de chants traditionnels, autour de dizaines de tipis sur lesquels flottent les drapeaux des tribus, des policiers observent la scène. Ce n'est pas le décor d'un western, mais c'est là que 200 tribus Sioux du nord des États-Unis se sont installées, il y a plusieurs semaines pour lutter contre un projet de pipeline. La construction de cet oléoduc géant menace leur approvisionnement en eau et les terres sacrées de leurs ancêtres. Reportage en images sur le site Reporterre. Un juge fédéral vient de rejeter leur requête, mais le département de la Justice réclame une suspension des travaux le temps de mener une consultation. 

L'énorme tuyau doit transporter plus de 500.000 barils de pétrole par jour. De quoi menacer l’agriculture et les réserves d’eau potable ainsi que tout un écosystème, des nids d’aigles d’Amérique aux plantes médicinales en passant par la culture du riz sauvage. Pourquoi ? Parce que les fuites sont inévitables et c'est d'ailleurs pour empêcher la pollution de l'eau potable des grandes villes que le projet initial a été dévié sur les terres des Indiens avec des tombes d'ancêtres sur le chemin des pelleteuses qui sont entrées en action. Le combat ravive de vieux antagonismes, dans une tribune publiée par le New York Times, le chef d'une des tribus Sioux rappelle que les Amérindiens ont toujours payé le prix de la prospérité américaine. Les activistes en appellent désormais au chef de l’État et ils ont été rejoints dans leur combat par des stars de Hollywood comme Léonardo di Caprio ou Susan Sarandon, pour médiatiser le combat. C'est une ruse de sioux diront certains.

Les séquelles des attentats en France

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"Il n'est pas tolérable que les fichés S se promènent en toute impunité..." Ces mots ce ne sont pas ceux de Nicolas Sarkozy, hier, dans le JDD, ce sont ceux de Mickael et Samira, les parents de Yanis, 4 ans, une des 86 victimes de l'attentat de Nice le 14 juillet dernier. C'est le Parisien - Aujourd'hui en France qui les a retrouvés, ce matin. Ils ont quitté Nice et sont partis s'installer dans leur ville d'origine, Grenoble. C'est ici que Yanis a été enterré. Ils racontent l'indicible, leur retour a une vie de couple sans enfant, les somnifères pour dormir et les gens qui les ont entourés. Les "belles personnes" comme ils disent. Ils ont donné tous les jouets de Yanis, toutes ses peluches à des associations. 

Ils vont aussi donner l'argent du fonds de garantie des victimes d'attentat. "Cet argent", disent-ils, "on n'a pas sué pour le gagner, et puis l'idée même de verser une somme pour la perte d'un enfant nous dépasse. Je veux en faire profiter d'autres malheureux". Émouvante leçon de vie à lire dans le Parisien - Aujourd'hui en France, nouvelle formule, avec une maquette qui ressemble trait pour trait à celle de l'Équipe.

Le cynisme à la une

Enquête du journal les Échos, en Suède, où l'accueil des réfugiés est devenu un business très rentable. Là-bas, l'hébergement des demandeurs d'asile a été en partie confié au privé, et le marché est dominé par un homme, Bert Karlsson, un self-made-man qui avait fondé, il y a 25 ans, un parti anti-immigration. Son ambition, aujourd'hui : "Créer le Ikéa de l'accueil des réfugiés". Son entreprise vient de réaliser 100 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2015

Lire aussi ce matin l'interview de Christiane Taubira qui fait la une de Libération. "La gauche risque de disparaître" et "pour un moment, on va dans le mur", dit  l'ancienne garde des Sceaux qui veut s'engager fortement dans la campagne, mais sans dire pour qui. Plus loin, elle répond au procès en laxisme que lui a fait la droite : "C'était devenu pathologique, il fallait taper sur Taubira, mais moi je n'ai pas les compétences pour guérir les gens du Figaro". Alors puisque l'on parle de compétent, notez qu'un peu plus loin, Libé consacre deux pages à un livre sur les flatulences. Le club des péteurs recense anecdotes et perles littéraires de Cicéron à Gainsbourg en passant par Mozart. Tous ont parlé des charmes discrets de l'intestin.

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2016-09-12 09:38:56
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