2 min de lecture Économie

Renault : l'État n'arrange pas les choses pour le futur du groupe

Alors que l'avenir de l'entreprise est en pleine crise depuis l'affaire Carlos Ghosn, les représentants de l'État ne semblent pas avoir une perspective claire pour s'accorder sur une solution.

Lenglet - Lenglet-Co François Lenglet
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Lenglet-Co du 28 juin 2019 Crédit Image : JOEL SAGET / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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L'avenir de Renault est trouble et ce ne sont pas les déclarations du président de la République qui vont arranger les choses. En voyage officiel à Tokyo, le chef de l'État a pris le contre-pied intégral de ce qu'avait dit son ministre de l'Économie ces dernières semaines. Emmanuel Macron ne veut absolument pas baisser la participation de l'État au capital de Renault, qui est de 15%, alors que Bruno Le Maire avait envisagé publiquement le contraire. 

Autre désaccord : le président ne souhaite pas que Renault réduise sa participation au capital de son partenaire Nissan, aujourd'hui de 43%. Le ministre de l'Économie, lui, avait ouvert cette perspective en expliquant que le statu quo n'était pas possible.

Si c'est la voix d'Emmanuel Macron qui prévaut, cela témoigne du fait que les représentants de l'État ne semblent pas avoir une vision claire du futur de Renault, en pleine crise depuis l'affaire Carlos Ghosn puisqu'il est pris dans un conflit de pouvoir avec son partenaire Nissan. 

Des risques pour l'entreprise

Cela signifie aussi que c'est l'État qui pilote Renault, pas seulement pour ce qui concerne sa propre participation au capital, mais aussi pour les grandes options stratégiques de l'entreprise. Tout ceci s'est illustré récemment au moment du projet avec Fiat. Ce dernier a d'abord été encouragé par l'État puis finalement enterré. 

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Or, cela fait peser des risques. Premièrement, le risque d'énerver Nissan puisque le rôle de l'État chez Renault font reculer les Japonais. Deuxièmement, le risque de provoquer une nouvelle crise avec le nouveau patron de Renault, Jean-Dominique Senard

Renault menacé

La coopération entre les deux constructeurs est donc ralentie. Chez Nissan, les résultats se sont détériorés. Du côté de Renault, le marché européen se retourne à la baisse. 

Enfin, cette crise montre que l'alliance tenait en fait avec la personnalité de Carlos Ghosn et la structure de pouvoir qu'il avait imposé. Depuis son départ, Renault est menacé et le fait que l'État se comporte de façon aussi changeante n'aide rien. 

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