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Crack dans le métro à Paris : vers une présence policière renforcée

La RATP a annoncé que la présence des forces de l'ordre dans le métro parisien allait être renforcée. Une approche répressive qui ne convainc pas certains syndicats qui avaient alertés sur ce fléau.

Des agents de la RATP (illustration)
Des agents de la RATP (illustration)
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Nicolas Skopinski & AFP

La présence des forces de l'ordre dans le métro parisien va être "renforcée" pour lutter contre le trafic de drogue, "en particulier" sur les lignes 4 et 12, ont indiqué vendredi la RATP et les autorités à l'issue d'une réunion avec les syndicats. Unsa, CGT et SUD dénoncent l'insécurité provoquée par le trafic et la consommation de drogues dans le métro.

"Les salariés et les usagers sont excédés, exaspérés et n'en peuvent plus", selon la CGT, qui avait appelé, comme SUD, les agents de la ligne 12 à la grève vendredi. Avec l'association SOS Usagers, l'Unsa, syndicat majoritaire à la RATP, avait déploré une situation "pas acceptable" avec des "toxicomanes souvent agressifs et dangereux".

Les équipes d'agents de sécurité de la RATP et de policiers de la Brigade des réseaux franciliens (BRF) seront davantage présentes sur les lignes les plus sensibles et bénéficieront d'une "présence régulière d'unités de forces mobiles" dans les stations "prioritaires" pour "sécuriser" les usagers et le personnel, ont annoncé dans un communiqué commun la RATP, la préfecture de police de Paris, la préfecture d'Ile-de-France et le parquet de Paris.

La situation dans le métro sera aussi "prise en compte dans le Plan stups 2018 piloté par la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Paris" pour démanteler les réseaux, selon ce communiqué publié à l'issue de la réunion entre direction et syndicats de la RATP et des représentants de la préfecture de police.

"Le problème va se déplacer"

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"Pour améliorer l'efficacité de ces actions", le parquet de Paris va créer un Groupe local de traitement de la délinquance (GLTD), "placé sous l'autorité du procureur de Paris, dont l'objectif sera de traiter le problème des stupéfiants dans les transports". Les actions déjà mises en place ont permis, de janvier 2016 à décembre 2017, de traiter "plus de 400 affaires liées à ce trafic de stupéfiants" et "conduit à l'interpellation de 283 vendeurs et 406 consommateurs".

Les actions prévues sont "assez répressives" et "le phénomène va continuer de se déplacer" sur d'autres lignes "sans être réglé", a estimé Frédéric Le Goff de la CGT. Cette situation perdure "depuis le début des années 1990" et "c'est un phénomène qui s'est déplacé régulièrement". La CGT a proposé l'installation d'"une salle de consommation dédiée aux consommateurs de crack pour un suivi sanitaire et un accompagnement", a-t-il dit.

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