3 min de lecture Paris

Quand les voies sur berges étaient le symbole des "30 Glorieuses"

Inaugurées en 1967, les voies sur berges désormais fermées à la circulation permettaient la traversée de Paris en un quart-d'heure.

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Quand les voies sur berges étaient le symboles des "30 glorieuses" Crédit Image : SIPA | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Amandine Bégot

On parle Histoire ce vendredi 20 avril ! Avec d'abord une rubrique que j'adore et que je vous recommande vivement sur le site internet du Figaro, rubrique consacrée à la langue française, il y est ce matin question de ces expressions désuètes. "Faire le mariole" par exemple, savez-vous d'où cela vient ? Et bien sans doute de la vierge Marie. C'est ce qu'explique Georges Planelles, il est l'auteur des 1001 expressions préférées des Français.

Au XIIIe siècle, raconte-t-il mariole était un terme de mépris pour désigner la vierge Marie. Notre "faire le mariole" d'aujourd'hui est probablement un mélange, poursuit-il, de ce mot et d'une expression du XVIe siècle : "Faire le Marie", qui à l'époque signifiait feindre la simplicité ou la dévotion, être hypocrite. Mariole qui, rappelle Le Figaro.fr a plusieurs orthographes. On peut l'écrire "ol", "ole", ou encore "olle".

Le trafic sur les berges, déjà un enjeu écologique

M le magazine du Monde nous plonge lui ce matin dans l'histoire d'un sujet ô combien polémique, celles des voies sur berges à Paris. Quand elles sont inaugurées en 1967, on se vante, rappelle Francois Krug, de pouvoir traverser Paris d'ouest en est en un quart d'heure seulement. Que cela semble loin. 

À l'époque cette voie express est le symbole des 30 glorieuses, et rien, écrit le journaliste, ne devait entraver le progrès économique, matérialisé par l'essor de l'automobile. Pourtant, rappelle le journal, ces 13 kilomètres de voie rapide vont très rapidement faire polémique. À la mort de Pompidou par exemple, les élus de droite au Conseil de paris proposent de leur donner le nom du président défunt.

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Les centristes s'insurgent. Est-il bien opportun disent-il, d'attirer l'attention sur cette voie express au moment où l'on pr étend ne plus asservir la capitale à l'automobile ? Nous sommes en 1974, oui il est déjà question d'écologie.

Il faudra attendre février 1976 pour que la plaque au nom de Georges Pompidou soit posée. Arrivée au pouvoir dans la capitale en 2001 la gauche n'osera pas la dévissée. Aujourd'hui encore, le fantôme de Pompidou résiste, la plaque est toujours là, juste au-dessus un feu de circulation qui passe du rouge au vert inutilement puisque plus aucune voiture ne circule ici depuis l'automne 2016.

Le poison, l'arme secrète des puissants

Le Parisien Magazine, lui s'intéresse à ces poisons qui ont marqué l'histoire. De Néron à Poutine, enquête sur l'arme secrète des puissants. Article passionnant notamment sur ces goûteurs, ces hommes de confiance qui testent les assiettes des tous puissants. La pratique remonte à l'antiquité et elle persiste visiblement.

Si les goûteurs à proprement parlé n'existent plus, les cuisines des chefs d'États restent surveillées de très près. Le chef français Jérôme Rigaud, qui s'est occupé des banquets de la présidence russe pendant des années, sous Medvedev puis sous Poutine, raconte ainsi comment des docteurs de l'armée passaient des échantillons de tous ses produits en laboratoires. 

"Je ne pouvais faire la mise en place de la table du président que quand ils m'avaient donné leur autorisation, et sous le regard d'un médecin et d'un militaire", explique-t-il. "Ils gardaient ajoute-t-il aussi un exemplaire de l'assiette et la conservaient de manière stérile en prévision d'un éventuel examen ultérieur. Bernard Vaussion, le chef de l'Élysée entre 2005 et 2013, se souvient lui des services secrets américains qui jetaient un œil à ses fourneaux. Parfois, se rappelle-t-il, ils accompagnaient les plats jusqu'à la table présidentielle. Comme dans les films !

Les lettres de Simone de Beauvoir

Enfin Vanity Fair s'intéresse ce mois-ci à un monument de notre histoire, Simone de Beauvoir. Josyane Savigneau a exhumé toute une série de lettres. Non, écrit-elle, Simone de Beauvoir n'était pas cette théoricienne froide, purement cérébrale, soumise à Jean-Paul Sartre. 

Elle a aimé follement, de mille manières et n'a jamais cessé d'écrire. Il y a bien sûr les lettres à Jean-Paul Sartre avec qui elle partage tout, même ses infidélités. Ainsi en 1938, elle n'hésite pas à lui écrire ceci : "Il m'est arrivé quelque chose d'extrêmement plaisant et à quoi je ne m'attendais pas du tout, j'ai couché avec le petit Bost voici 3 jours".

Simone de Beauvoir décrit ensuite avec minutie, comme à son habitude ce qu'il s'est passé. On est loin, très loin, écrit Vanity Fair, du bas bleu. Bas bleu tiens justement c'est l'une des expressions désuètes que vous retrouvez sur Le Figaro. fr

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