2 min de lecture Viande de porc

Prix du porc : quelles seraient les conséquences si le marché ne redémarrait pas ?

REPLAY - Les conséquences seraient terribles pour les éleveurs si les deux plus gros acheteurs de porc, Bigard et Cooperl, ne revenaient pas sur leur décision de boycotter le marché breton.

RTL Petit Matin - Julien Sellier RTL Petit Matin Julien Sellier iTunes RSS
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Le bras de fer engagé avec les industriels pourraient avoir de terribles conséquences pour les éleveurs Crédit Image : AFP | Crédit Média : Élodie Guillard | Durée : | Date : La page de l'émission
Élodie Guillard
Élodie Guillard
et Julien Quelen

Si le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a assuré que le gouvernement mettrait tout en oeuvre pour que les cotations du porc redémarrent dès mercredi, l'inquiétude des éleveurs grandit légitimement. En effet, Bigard et Cooperl, les deux plus gros acheteurs sur le marché breton, sont engagés dans un bras de fer qui ne peut avoir qu'une funeste issue pour les éleveurs locaux. 

Si le gouvernement ne parvenait pas à faire revenir les deux industriels sur le marché de Plérin, les conséquences seraient très sévères pour les éleveurs. En effet, Bigard et La Cooperl représentent à eux deux un tiers des achats de porc sur le marché breton, soit 20.000 cochons qui ne seraient pas vendus et qui resteraient donc dans les exploitations. Une hypothèse inconcevable financièrement et matériellement pour les exploitants. 

Si le marché ne se déroule pas, chaque éleveur sera concurrent de son voisin et ira se battre

Daniel Picard, président du marché du porc breton
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"Par la porte ou par la fenêtre, il faut qu'ils sortent de nos élevages. On n'a pas le choix, on a des rotations d'élevages, vous savez, il y a des naissances toutes les semaines, donc toutes les semaines il y a des cochons qui grandissent et arrivés à une certaine taille, il faut qu'ils partent, explique ainsi Daniel Picard, le président du marché du porc breton interrogé par RTL. Ce n'est pas du blé que l'on peut stocker, ce ne sont pas des pêches ou des poires que l'on peut détruire. Il faut que ces porcs partent à l'abattoir de façon normale. Là, nous arrivons à un sacré problème, nous sommes devant le mur".

En l'absence de cotations et donc de prix garantis, c'est un marché totalement déstabilisé que devraient gérer tant bien que mal les éleveurs. En effet, ils seraient contraints de négocier directement avec les abatteurs et les transformateurs. "On va à la foire d'empoigne. Jusqu'à présent les éleveurs étaient unis et défendaient tous leurs prix en commun. À partir de la semaine prochaine, si le marché ne se déroule pas, chaque éleveur sera concurrent de son voisin et ira se battre". Il ne reste désormais plus que 24 heures pour éviter ce scénario catastrophe.

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