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Pourquoi les universités sont-elles pleines à craquer ?

Les demandes d'inscription à l'université ont bondi de 6,5% pour cette rentrée 2015. Les amphithéâtres s'en retrouvent surchargés.

Des étudiants à l'université
Des étudiants à l'université
Crédit : AFP / Archives, Jacques Demarthon
Eleanor Douet
Eléanor Douet

Les 75 universités françaises sont-elles sur le point de craquer ? À en croire le Tumblr participatif "Masalledecoursvacraquer", créé par l'UNEF et l'UNL, deux syndicats étudiants, il semble que les structures ne soient plus adaptées aux nombre croissant d'étudiants. Certains se voient même obligés de suivre les cours debout, voire dans les couloirs, faute de place dans l'amphithéâtre, comme le prouvent les nombreuses photos postées sur la page.

http://masalledecoursvacraquer.tumblr.com/post/129502283635/après-créteil-et-évry-nouveau-détour-en-région

La faute à une démographie en hausse et à des restrictions budgétaires qui ne permettent pas d'adapter les établissements. "Cette dynamique démographique - qui devrait être une opportunité pour notre pays - se heurte à la pénurie budgétaire de notre système éducatif. L'UNEF et l'UNL réclament des moyens budgétaires pour faire respecter le droit à une formation de qualité pour tous les jeunes", déclarent les deux syndicats dans un communiqué commun.

Une hausse des inscriptions

Pour cette rentrée 2015, on compte 65.000 étudiants de plus que l'année dernière. Un chiffre qui représente les effectifs de "quatre nouvelles universités", selon Thierry Mandon, secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur, cité par le journal Le MondeUne hausse considérable qui s'explique par un afflux des bacheliers, de plus en plus attirés par la fac. Paris comme les régions de province sont concernés par cette hausse des effectifs. 

L'université un choix par défaut ?

L'université n'attire pourtant pas tant que ça. La plateforme postbac permet aux futurs bacheliers d'enregistrer leurs vœux d'études supérieures. L'année dernière, sur les 762.000 candidats au baccalauréat, seulement 33 % se destinait à une filière universitaire. Or, ils seront finalement 57% à y entrer. Cet écart s'explique en partie par l'échec de nombreux candidats à des filières plus sélectives, qui se voient donc dans l'obligation de se rabattre sur une seconde option. L'université apparaît alors comme un choix par défaut. Seuls 45% des étudiants pensent qu'elle prépare au marché du travail. 

Des coûts moins élevés

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Les futurs étudiants savent qu'un diplôme d'enseignement supérieur "protège du chômage", estime Thierry Mandon. Mais les frais d’inscription à l'université jouent également un rôle dans le choix d'orientation des étudiants. Les frais sont gratuits pour les boursiers. Pour les autres, ils n'atteignent jamais ceux des écoles d'ingénieurs ou des métiers d'art. De quoi également expliquer l'attrait grandissant des jeunes bacheliers pour l'université.

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