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Pourquoi la sécurité des gares SNCF est un casse-tête

REPLAY - Après l'attentat raté du Thalys vendredi 22 août, comment assurer la sécurité des voyageurs dans les gares sans perturber le trafic ?

Des Parisiens prennent un TGV à la gare de Lyon (photo d'illustration).
Des Parisiens prennent un TGV à la gare de Lyon (photo d'illustration).
Crédit : AFP / BERTRAND GUAY
Pourquoi la sécurité des gares SNCF est un casse-tête
02:56
Cindy Hubert & James Abbott

Une semaine après l'attaque contre le Thalys Asmterdam-Paris, une réunion d'urgence est organisée ce samedi après-midi à Paris. Les ministres de l'Intérieur et des Transports de 9 pays européens vont réfléchir à des mesures concrètes pour améliorer la sécurité dans les trains et les gares.

Aujourd'hui, qui nous surveille dans les gares en France ? Les autorités savent que les grandes gares sont des cibles faciles. Ce qui fait que quasiment toutes les forces de sécurité qui existent dans notre pays se croisent maintenant dans les couloirs. Il y a des gendarmes, des policiers, la Bac aussi, parfois en civil, des militaires... 7.000 soldats patrouillent depuis janvier. Les plus de 3.000 agents de la SNCF et toutes ces forces de sécurité peuvent en principe monter dans un train.

Mais la police ferroviaire est le seul service qui se ne fait que patrouiller chaque jour dans les TGV et TER. Près de 1.500 trains sont sécurisés quotidiennement et les lignes prioritaires sont redéfinies très régulièrement en fonction de l'actualité.

Étendre les pouvoirs de la police ferroviaire ?

L'une des pistes pour améliorer la sécurité est de multiplier les fouilles de bagages. Pour le moment, les agents de sécurité SNCF n'ont pas le droit de faire ce genre de contrôle. Seuls les policiers peuvent demander aux voyageurs d'ouvrir leurs sacs. Et s'ils refusent, il faut faire appel à un officier de police judiciaire.

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C'est la même chose pour un contrôle d'identité. Les autorités réfléchissent donc à élargir les compétences de la police ferroviaire. Mais il faudra travailler main dans la main avec nos voisins européens, développer les patrouilles mixtes. Les forces françaises, belges et allemandes par exemple sur les Thalys. Car chaque police ferroviaire n'est compétente que sur son territoire.

Le ministère de l'Intérieur refuse de "bunkeriser" les gares

Et installer des portiques avant les quais est une solution impossible à réaliser pour le moment. Cela coûterait très cher, et puis ça ralentirait aussi le flux de voyageurs. Il faut bien se rappeler qu'en Gare du Nord, il y a six fois plus de personnes qu'à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

La SNCF décidera peut être d'installer quelques portiques sur des lignes internationales. Mais il n'est pas question de "bunkeriser les gares", nous dit-on au ministère de l'intérieur. D'autant que la menace terroriste évolue, elle est imprévisible. La semaine dernière, un terroriste présumé a attaqué un train, demain ce sera peut-être ailleurs expliquent les autorités.

Il faut donc pouvoir combattre la menace à la source. Pouvoir suivre les personnes fichées pendant leurs voyages. Mieux coordonner le fichier de signalement européen, renforcer les contrôles à l'extérieur de l'espace Schengen. Tout cela devrait être longuement discuté par Bernard Cazeneuve et ses homologues européens ce samedi après-midi à Beauvau.

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