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Pollution : le difficile consensus sur les particules fines

INVITÉS RTL - Bruno Housset, pneumologue, et Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes, réagissent à l'étude sur les particules fines.

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Pollution : la difficulté de faire consensus sur les particules fines Crédit Média : Yves Calvi | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi et Paul Véronique

Une étude rendue publique mardi 21 juin indique que la pollution liée aux activités humaines, comme les transports, l'industrie, le chauffage avec des énergies fossiles, ou encore l'agriculture, seraient responsables de 48.000 décès par an, en France. Représentant 9 % de la mortalité sur le territoire métropolitain, la pollution aux particules fines  arrive en troisième position des causes de mortalité dans l'Hexagone, derrière le tabac (78.000 morts par an) et l'alcool (49.000 décès), selon les chercheurs.

Des chiffres plutôt alarmants pour Bruno Housset, le chef du service pneumologie et du pôle cancer au centre hospitalier intercommunal de Créteil. "C'est beaucoup plus que ce qu'on avait déterminé auparavant", explique-t-il. Au-delà de l'impact sur les poumons, le médecin pointe tout un éventail de problèmes liés aux particules fines.  Elles auraient une forte incidence sur "les risques cardiovasculaires" détaille-t-il. En cause, le diesel. Particulièrement les vieux moteurs, qui rejettent massivement des particules fines dans l'atmosphère. Si le médecin reconnaît que les voitures ne sont pas les seules responsables d'émission desdites particules, il recommande tout de même la limitation de la circulation des vieux véhicules.

C'est beaucoup plus que ce qu'on avait déterminé auparavant

Bruno Housset, pneumologue
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Pas du goût de Pierre Chasseray, le délégué général de 40 millions d'automobilistes. L'interdiction de la circulation représente ce qu'il appelle "une vision fataliste de l'écologie". Selon lui, il serait préférable d'investir dans la recherche pour améliorer les moteurs et les rendre moins polluants. "En dix ans, le volume de particules fines a été divisé par deux" argue-t-il pour justifier son raisonnement. D'après le délégué général, les interdictions de circulation pénaliseraient, avant tout, les revenus modestes, dans l'incapacité d'acheter des moteurs neufs, moins polluants.

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