2 min de lecture Grève SNCF

Perturbations à la SNCF : certains cheminots bientôt sanctionnés ?

Après l'accident d'un TER qui a fait 11 blessés, les agents de la SNCF font toujours valoir leur droit de retrait. De leur côté, la direction et le ministère des Transports envisagent de sanctionner certains cheminots.

Grève SNCF (illustration)
Grève SNCF (illustration) Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Leia Hoarau
Leia Hoarau
et AFP

Le secrétaire d'État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a estimé, ce samedi 19 octobre, que la SNCF pourrait prononcer des sanctions individuelles à l'encontre des cheminots ayant pris part à un mouvement social, qui perturbe fortement le trafic depuis vendredi, dans une interview au Parisien.

Le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, a annoncé son intention de saisir la justice pour faire reconnaître qu'il s'agissait d'une grève "surprise". Et Jean-Baptiste Djebbari a indiqué qu'au-delà, des sanctions individuelles pourraient être prononcées. Selon lui, "dans le cas présent, ce mouvement semble organisé de façon collective par des syndicats, et notamment la CGT".

"D'une part, nous n'excluons pas que la SNCF fasse reconnaître, devant le tribunal de grande instance (TGI), le caractère illégal de ce qui est donc bien une grève. Par ailleurs, après avoir mis en demeure les agents concernés pour 'absence irrégulière', la SNCF n'exclut pas de les sanctionner individuellement. Il pourra y avoir différents degrés de sanctions", a dit le secrétaire d'Etat, après s'être rendu à la gare de l'Est avec Guillaume Pepy et le Premier ministre Edouard Philippe.

Plus tôt dans la journée, le PDG de la SNCF avait lui-même indiqué son intention de "mettre en demeure" les cheminots ayant cessé le travail et indiqué que, s'ils ne s'exécutaient pas, ils pourraient "évidemment s'exposer au droit disciplinaire".

Un mouvement hors "cadre légal"

À lire aussi
Le président de la République Emmanuel Macron lors d'une allocution en avril 2019 Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a-t-il une stratégie pour la grève du 5 décembre ?

Le mouvement a démarré jeudi soir lorsque des contrôleurs et conducteurs ont décidé d'exercer un droit de retrait après un accident qui a fait 11 blessés mercredi dans les Ardennes, dont un conducteur qui était le seul agent SNCF à bord du train. Le mouvement s'est poursuivi vendredi et samedi.

Le secrétaire d'État estime, à l'unisson du chef du gouvernement et du patron de la SNCF qu'il s'agit d'une grève qui été organisée "en contournant le cadre légal, puisque la loi de 2007 sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports n'est pas respectée (alarme sociale, procédure de concertation, etc.)."

1,5 million de voyageurs pénalisés

Il a estimé "qu'au moins 1,5 million de personnes ont été pénalisées" par ce mouvement, qui coïncide avec le début ce week-end des vacances de la Toussaint. Concernant l'accident, le secrétaire d'État aux Transports a indiqué avoir demandé "au Bureau enquête analyse du transport terrestre (BEATT) de faire une étude indépendante. Nous en tirerons les conséquences en matière de matériel".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Grève SNCF SNCF Guillaume Pepy
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants