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Pénurie d'essence : la raffinerie de Fos-sur-Mer a été débloquée par les forces de l'ordre

La raffinerie et le dépôt de carburants de Fos-sur-Mer, dont les accès étaient occupés depuis la nuit de dimanche à lundi par des militants cégétistes opposés à la loi Travail, ont été dégagés mardi à l'aube par les forces de l'ordre à l'issue d'un face-à-face très tendu.

le dépôt de Fos-sur-Mer était bloqué depuis lundi
le dépôt de Fos-sur-Mer était bloqué depuis lundi
Nicolas Bamba et AFP

Tôt ce mardi 24 mai, la police est intervenue au dépôt de carburants et à la raffinerie de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et a débloqué les accès du site. Depuis la nuit de dimanche à lundi, des centaines de syndicalistes affiliés à la CGT bloquaient le dépôt pétrolier et se relayaient pour empêcher toute sortie de la moindre goutte de carburant. Ce mouvement a provoqué une pénurie dans des centaines de stations-service du sud-est du pays. Les manifestants, déterminés à maintenir la paralysie du site, s'étaient équipés pour tenir un siège. Ils avaient notamment allumé des feux de pneus et annoncé leur intention de maintenir leurs barrages 24 heures sur 24 jusqu'à la nouvelle journée de manifestation nationale prévue jeudi 26 mai.

Les forces de l'ordre ont tout de même réussi à dégager les accès à la raffinerie Esso et au dépôt de carburants. L'intervention a débuté à 4h15 et a duré 1h30. Les policiers ont rencontré "une résistance importante" et ont subi des tirs de projectiles selon la préfecture de police, citée par l'AFP.  Ils ont répliqué avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes selon les responsables syndicaux. "Ils sont arrivés à plusieurs centaines. Ils ont gazé, tiré au flash-ball sur tous les manifestants (...) la seule réponse c'est la violence du côté du gouvernement parce qu'il est à court d'arguments", estime Olivier Matheu, de l'Union départementale CGT, interrogé sur RTL.

D'autres affrontements ont éclaté peu après entre les forces de l'ordre et les manifestants qui s'étaient réunis dans la Maison des syndicats de Fos-sur-Mer. Sept agents de police ont été légèrement blessés durant l'intervention de ce matin. 

Manuel Valls dénonce un "chantage"

Les syndicalistes protestent contre la loi Travail dont ils réclament le retrait, en dépit de son adoption à l'Assemblée nationale grâce à l'article 49.3 de la Constitution. Le mouvement de contestation s'est durci et six raffineries sur huit sont affectées par des mouvements sociaux, faisant craindre une pénurie d'essence. Le Premier ministre Manuel Valls dénonce le "chantage" d'une partie de la CGT, tandis que le ministre de l’Économie Emmanuel Macron demande la fin des blocages afin de "laisser avancer" la "France qui travaille".

Les manifestants de Fos-sur-Mer n'ont pourtant pas l'intention de lâcher du lest. Les agents du Grand Port maritime de Marseille et de sa filiale de distribution de carburants sont aussi en grève depuis hier et les délégués CGT affirment que le déblocage de la raffinerie ne changera rien à l'impact de la mobilisation. "Cela va régler le problème pour quelques jours, mais on a des grèves reconductibles", explique Olivier Matheu.

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