2 min de lecture Éducation nationale

Paris : des peluches inscrites dans une école pour éviter la fermeture d'une classe

Dans la maternelle de quartier de la Butte-aux-Cailles, les parents d'élèves ont voulu alerter le rectorat et ont inscrit symboliquement 10 peluches pour qu'une classe de l'école soit maintenue.

Les parents d'élèves se battent pour maintenir de bonnes conditions d'enseignement
Les parents d'élèves se battent pour maintenir de bonnes conditions d'enseignement Crédit : Sylvie Denizet-Charrier
Photo Esther
Esther Serrajordia Journaliste

Les nounours à la rescousse de la Butte-aux-Cailles : voilà le slogan des associations de parents d'élèves du XIIIe arrondissement à Paris. Elles se battent depuis qu'elles ont appris qu'une classe de grande-section allait être supprimée à la rentrée, à défaut d'atteindre l'effectif total de 120 enfants, fixé par le rectorat.

Sylvie Denizet-Charrier, à la tête des parents d'élèves d'Espérance 12, s'alarme. Elle souhaite mettre fin à "la politique du chiffre". "Il faut que le rectorat se mette à la valeur de l'école, qu'il considère le bien-être de l'élève. Nos enfants ne sont pas des chiffres", affirme-t-elle à RTL.fr

Pour les parents, cette fermeture pose plusieurs problèmes. Premièrement, l'avenir de la prise en charge des 4 enfants inscrits à la Maison départementale des personnes handicapées. Dans des classe surchargées et bruyantes, les conditions d'enseignement ne sont pas réunies. Pour Sylvie Denizet-Charrier, "cela pourrait provoquer leur déscolarisation alors que ces enfants ont le droit à une éducation". 

Éviter les classes surchargées

Autre difficulté : le rectorat prendra sa décision définitive le 27 juin. Or, si ce dernier vote la fermeture et que des élèves s'inscrivent au courant de l'été, la classe ne sera pas rouverte, ce qui provoquera des salles surchargées...

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La dernière audience entre les parents d'élèves et le rectorat a eu lieu en février. Depuis, les associations en ont demandé une nouvelle. Sans succès. Alors, pour contrer la non-réponse du rectorat et alerter l'opinion, elles ont eu l'idée d'inscrire des peluches.

"L'école qui avait utilisé des moutons en Isère nous a inspiré. Comme il nous manque officiellement 10 élèves, nous avons décidé de prendre les fameux nounours des Gobelins aux commerçants qui nous soutiennent et de les inscrire, avec certificats de naissance et justificatifs de domiciles fournis". 

Les peluches sont inscrites avec certificats de naissance et justificatifs de domiciles fournis
Les peluches sont inscrites avec certificats de naissance et justificatifs de domiciles fournis Crédit : Sylvie Denizet-Charrier

Le Maire du XIIIe arrondissement, Jérôme Coumet, a donné son "accord de principe". "L'idée, c'était de faire un acte revendicatif mais bienveillant. Cela permet d'attirer l'attention et de se positionner pour que la classe rouvre", explique-t-il à RTL.fr.

Contacté par RTL.fr, le rectorat n'a pas souhaité réagir. Il décidera fin juin du futur de l'école. D'ici là, d'autres ours en peluche auront peut-être la chance d'apprendre à lire... 

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