2 min de lecture Paris

Paris : comment la piétonnisation des voies sur berge va surcharger le trafic des autres rues

Sur certains axes, plus de 600 véhicules supplémentaires par heure sont attendus à partir de septembre, date de la fermeture de la voie Georges-Pompidou.

La voie Georges-Pompidou sans véhicules, à Paris le 19 février 2015
La voie Georges-Pompidou sans véhicules, à Paris le 19 février 2015 Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Julien Absalon
Julien Absalon
Journaliste RTL

Gare aux bouchons. À partir du mois de septembre 2016, il n'y aura plus de voitures sur la voie Georges-Pompidou située sur la rive droite des berges de la Seine à Paris. En décembre dernier, le Conseil de la ville a validé le projet de piétonnisation d'un tronçon long de 3,3 kilomètres sur cette voie rapide, du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) au bassin de l'Arsenal (IVe). Cette mesure, défendue par Anne Hidalgo dans une volonté de réduire la place de la voiture dans la capitale, aura inévitablement pour effet de reporter une partie du trafic routier sur les rues et avenues adjacentes.

Afin d'anticiper ce phénomène, la préfecture de police et la mairie de Paris ont fait appel à Systra, une société d'ingénierie financée par la SNCF et la RATP, pour mener des simulations. Plusieurs scénarios ont été envisagés, car plusieurs projets d'aménagement ne sont pas définitifs ou attendus dès la fermeture de la voie Georges-Pompidou, mais aussi parce qu'il existe encore des incertitudes sur la baisse réelle de trafic qui sera engendrée (entre 1,5% et 5%). Les résultats de trois études, dévoilées dimanche 22 mai par Le Parisien, montrent que les automobilistes risquent de devoir faire face à de nombreux ralentissements.

La mairie ne craint pas d'embouteillages

Sur trois des quatre projections réalisées, il s'avère que les axes routiers le plus touchés seront : les quais hauts rive droite, les quais rive gauche (en particulier vers l'ouest), le boulevard des Italiens, le boulevard Saint-Martin et enfin l'avenue Foch. À l'heure de pointe en soirée, les quais haut rive droite devraient ainsi accueillir entre 650 et 720 véhicules supplémentaires par heure. Sur le boulevard des Italiens, direction est, ce sont entre 510 et 500 véhicules par heure de plus qui devraient circuler dès septembre.

Autant de chiffres conséquents qui n'inquiètent pas outre mesure la mairie de Paris. Dans un entretien accordé au quotidien, Christophe Nadjovski, adjoint aux transports d'Anne Hidalgo, affirme que ces simulations sont "souvent plus pessimistes que ce qui se passe dans les faits". Selon lui, les voies où le report du trafic sera le plus important "ont une capacité d'absorption telle qu'il n'y aura pas de saturation". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Paris Trafic routier Auto
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants