2 min de lecture Paris

Paris : 500 policiers sur les Champs-Élysées pour dénoncer "un ras-le-bol général"

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, 500 policiers venus de toute l'Île-de-France ont tenu à dénoncer leurs conditions de travail et sont venus apporter leur soutien à leur collègue grièvement brûlé à Viry-Châtillon.

Des policiers défilent sur les Champs-Élysées le 18 octobre
Des policiers défilent sur les Champs-Élysées le 18 octobre Crédit : Capture d'écran Twitter Remy Buisine
Eleanor Douet
Eléanor Douet

C'en est trop pour les policiers d’Île-de-France. Dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre, vers minuit, une centaine de policiers de l'Essonne, rejoints par 400 collègues venus de toute l’Île-de-France sont venus apporter leur soutien à leur collègue grièvement brûlé par des cockatils Molotov, le 8 octobre dernier à Viry-Châtillon. Ils se sont rassemblés à l’entrée de l’hôpital Saint-Louis (Paris X) où est toujours hospitalisé l’adjoint de sécurité, rapporte le journal Le Parisien. Les policiers se sont ensuite rendus sur les Champs-Élysées. 

Toute la journée de lundi, un appel à la mobilisation avait été relayé par SMS, mails, ou appels. Les policiers ont également tenu à dénoncer les conditions dans lesquelles ils doivent travailler. "C’est un ras le bol général", a expliqué au Parisien un gardien de la paix affecté au XVe arrondissement de Paris. "Les policiers en ont par exemple marre de voir leur administration leur répondre que s’ils veulent s’équiper ils doivent acheter eux-mêmes leur matériel." Une jeune policière explique par exemple : "Mon gilet tactique je l’ai payé moi-même. Ça coûte 70 euros."

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Les syndicats et l'État pointés du doigt

Ce rassemblement a été organisé sans organisation syndicale. "Vous les avez entendus réagir les syndicats quand Cazeneuve a parlé de sauvageons ? Des gens qui lancent un cocktail Molotov sur les policiers pour les tuer, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des criminels." Les policiers mettent également en cause l'État. "Nous n’avons pas peur, nous sommes en colère après Viry-Châtillon et Mantes-la-Jolie ce week-end. Nos collègues n’ont pas tiré quand ils ont été attaqués et le ministre de l’Intérieur les a félicités pour leur sang-froid... En fait, pour notre administration mieux vaut un policier mort qu’un délinquant blessé."
 
Les policiers de l'Essonne ont dû quitter le cortège avant de rejoindre les Champs-Élysées, après des menaces de sanctions qu'aurait émis le directeur départemental de la sécurité publique. Le départ des fonctionnaires de l'Essonne a eu lieu sous les applaudissements des autres policiers.

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