1 min de lecture Attentats à Paris

Noël Le Graët : le 13 novembre, "c'était très difficile de faire semblant"

Avec François Hollande, le président de la Fédération française de football a pris la décision de poursuivre le match France-Allemagne, le 13 novembre 2015.

Noël Le Graët au Stade de France en mars 2015
Noël Le Graët au Stade de France en mars 2015
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

21h20, le 13 novembre 2015. Une première explosion retentit aux abords du Stade France avant une seconde dix minutes plus tard puis une troisième aux alentours de 21h53. Comment a réagi la tribune présidentielle ? Présent au côté de François Hollande, le président de la Fédération française de football raconte cette soirée d'horreur où tout un pays s'est paralysé sous les balles des terroristes.

"Le président de la République, le préfet et moi-même avons décidé que le match devait continuer quoiqu'il arrive de façon que toutes les portes soient sécurisées", explique Noël Le Graët qui assure avoir pris conscience "très vite" de la situation. "Ma mission était de redescendre le plus calmement possible à ma place et à la mi-temps de faire passer le message que personne ne puisse prévenir ni les arbitres, ni les deux équipes de ce qu'il se passait à l'extérieur", raconte-t-il au micro de RTL. Un seul objectif : que le match se termine sans encombre

Je n'ai aucune action en mémoire (...) Le match avait peu d'importance

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Le football était bel et bien relayé au second plan alors que la France dominait l'Allemagne, championne du monde en titre : "C'était très difficile de passer une heure à faire semblant. La deuxième mi-temps était très très très longue, se remémore le patron du foot français. Bien sûr on a gagné, j'étais content mais je n'ai aucune action en mémoire, je ne sais même plus qui a marqué les buts. Le match avait peu d'importance".

Mais la soirée ne faisait que commencer pour Noël Le Graët. Dès le coup de sifflet final, le président de la FFF a dû prévenir les deux équipes ainsi que la presse "pour que les familles soient rassurées". Avant de prendre en charge la Mannschaft : "Les Allemands ne voulaient plus quitter le stade, ils sont restés dormir au stade. Nos équipes ont fait ce qu'il fallait en ramenant des matelas, de la bière... De quoi passer un moment car ils ne voulaient plus rentrer à l'intérieur de Paris". 

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