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Nice : Geneviève Legay quitte les soins d'urgence mais reste en convalescence à l'hôpital

Geneviève Legay, la septuagénaire blessée par un policier lors d'une manifestation interdite des "gilets jaunes", a quitté ce mardi les services d'urgence ce mardi 2 avril pour une unité de convalescence de l'hôpital.

Geneviève Legay à Nice le 23 mars 2019
Geneviève Legay à Nice le 23 mars 2019 Crédit : Valery HACHE / AFP
Sarah Ugolini
Sarah Ugolini
et AFP

Geneviève Legay va mieux. La militante niçoise d'Attac, blessée lors d'une charge de police pour disperser une manifestation interdite des "gilets jaunes", a quitté le département de la médecine d'urgence ce mardi 2 avril. Elle a désormais intégré une unité de convalescence de l'hôpital selon une de ses filles

"Elle a été déplacée du CHU Pasteur en maison de convalescence", a indiqué celle-ci, confirmant une information de Nice-Matin. Victime de multiples fractures du crâne et souffrant de cinq côtes cassées, la femme de 73 ans est toujours sous morphine pour atténuer la douleur mais ses hématomes se sont stabilisés et semblait aller mieux ce mardi, a-t-elle précisé. 

Une information judiciaire a été confiée à plusieurs juges d'instruction pour faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles Geneviève Legay a lourdement chuté lors d'une charge des forces de l'ordre le 23 mars. Ce jour-là, alors que la mairie de Nice avait obtenu d'importants renforts de police pour éviter des débordements et sécuriser la ville avant la visite du président chinois Xi Jinping, la porte-parole d'Attac dans les Alpes-Maritimes manifestait avec une cinquantaine de personnes sur la place Garibaldi, lieu habituel des rassemblements à Nice, inclus ce jour-là dans un périmètre interdit. 

Elle a été poussée par un policier qui a admis l'avoir repoussée du bras

Selon les premiers éléments de l'enquête, elle a été poussée par un policier qui a admis l'avoir repoussée du bras, et a déclaré regretter son geste, tout en soulignant avoir agi dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie. Les images de cette dame âgée, drapeau pacifiste arc-en-ciel et gilet jaune à la main, gisant à terre avec une blessure à la tête, ont ravivé les polémiques autour des violences policières dénoncées par l'opposition et les militants depuis le début de la révolte des "gilets jaunes". 

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Sa famille et Attac ont porté plainte dès lundi pour "violences en réunion" contre la police. Elle-même devrait aussi porter plainte selon sa fille, mais n'est pas encore en état de le faire. 

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