1 min de lecture Société

Nantes : un squat de 70 demandeurs d'asile évacué

Un squat de Nantes, "devenu insalubre" selon la mairie, a été évacué. Une centaine de personnes, "essentiellement des demandeurs d'asile", ont été forcées à quitter les lieux.

Un squat à Toulouse, le 9 juillet 2014. (illustration)
Un squat à Toulouse, le 9 juillet 2014. (illustration) Crédit : ERIC CABANIS / AFP
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Quelque 70 personnes ont été expulsées mercredi 30 juillet au matin d'un squat à Nantes par les forces de l'ordre, a indiqué dans un communiqué la préfecture de Loire-Atlantique, et des bulldozers ont détruit des bâtiments où avaient trouvé refuge ces personnes, selon une association.

Entre 100 et 150 personnes, "essentiellement des demandeurs d'asile", ont été forcées à quitter les lieux, selon Laurence Ortega, du collectif nantais "Un toit pour toutes et tous". Nombre d'entre elles avaient été chassées début mai d'un autre squat nantais. Le bâtiment, qui appartenait à l'État, était occupé depuis octobre 2012. Il avait été baptisé "Radisson noir" par dérision et en référence à une grande chaîne d'hôtel présente à Nantes.

Mercredi, les forces de l'ordre sont intervenues sans incident pour évacuer le bâtiment squatté, ancien local des Restos du Coeur et propriété de la ville de Nantes, conformément à deux ordonnances d'expulsion rendues par la justice en mai et début juillet, selon le communiqué de la préfecture.

Anciens locaux des Restos du Coeur "devenus insalubres"

L'expulsion "des locaux devenus insalubres" était devenue nécessaire "en raison de conditions d'hygiène et de sécurité préoccupantes", précise la préfecture dans son communiqué. "En outre, cette occupation empêchait la construction de logements, dont 16 logements sociaux, et des nouveaux locaux des Restos du Coeur." "Le concours de la force publique avait été demandé par le propriétaire", ajoute la préfecture.

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Un entretien individuel avec des travailleurs sociaux de la Maison de la veille sociale (MVS) a été proposé à chacune des personnes évacuées, "afin d'évaluer le niveau de prise en charge possible (solutions d'hébergement notamment) en fonction de la détresse sociale et d'éventuels problèmes de santé".

Des bulldozers sont intervenus pour détruire une ancienne maison et un garage, a indiqué Laurence Ortega. Selon elle, "il n'y a pas eu d'assignation, ni de commandement à quitter les lieux". "Et sur place, il n'y avait pas d'huissier ni de représentant de la mairie", a-t-elle déploré.

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