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"Mes parents ont vraiment cru que j'allais m'étouffer" : Polyallergique, elle revient sur sa première crise et raconte sa vie dans la vigilance permanente

Pour Hélène, le quotidien est une suite de vérifications, d’alertes et de précautions. Polyallergique, elle doit surveiller ce qu’elle mange, les lieux où elle se rend et tout ce qui l’entoure. Dans "Un jour, une vie", elle raconte sa vie avec une vingtaine d'allergies, où une simple erreur peut provoquer une réaction très violente.

Hélène est polyallergique. Sur RTL, elle raconte son quotidien et les multiples risques auxquels elle s'expose dans sa vie de tous les jours

Hélène, vit avec une vingtaine d'allergies

00:26:17

Alban Tardy

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Hélène vit avec une menace invisible, mais omniprésente. Chez elle, le danger peut se cacher dans une assiette, dans l’air ambiant, dans des poils d’animaux ou dans un simple repas entre amis. Polyallergique, elle raconte sur RTL une existence réglée par l’anticipation, la prudence et la nécessité de tout vérifier. 

Cette peur remonte à l’enfance. Hélène se souvient d’une nuit de vacances où tout a basculé. Elle avait 7 ans, ne comprenait pas ce qui lui arrivait, et ses proches non plus. "Mes parents ont vraiment cru que j'allais m'étouffer", raconte-t-elle. Celle qui était alors une petite fille est prise de panique, réalisant la gravité de la situation : "Je n'arrivais plus du tout à respirer". Même si elle s'en sort finalement indemne, Hélène reste profondément par cette première crise au milieu de son enfance. 

Des années plus tard, Hélène vit toujours avec cette même incertitude, mais à une autre échelle. Elle dit avoir "11 allergies alimentaires", auxquelles s’ajoutent de nombreuses allergies respiratoires. Elle explique ainsi à Faustine Bollaert que son quotidien est une surveillance permanente, puisqu'elle doit prévenir avant une invitation, se renseigner avant un repas, observer les lieux, et toujours repérer les risques : "Je préviens mes amis, je leur dis : 'Voici mes allergènes alimentaires, ou avec les chats'. Je leur demande s'ils ont des animaux, et s'ils en ont, ils les mettent dans une pièce à part", explique-t-elle. 

Un quotidien complet à adapter

L’allergie s’infiltre partout dans la vie d'Hélène, qui a même amené une fiche pour énumérer les aliments, les pollens, les animaux, les poussières qu'elle ne peut supporter. Alors qu'elle liste ses différents allergènes, Faustine se permet de lui demander si elle est allergique à tous les animaux de la ferme. Et Hélène de répondre : "Quasiment, oui". Et quand les pollens arrivent, elle avoue vivre un véritable enfer : "C'est l'horreur", déclare-t-elle. 

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Hélène peut également se faire surprendre par certains menus au restaurant, n'indiquant pas toujours les allergènes présents dans les plats. Elle se souvient d'un dessert présenté comme sûr, et lorsqu'elle commence à goûter, elle reconnaît immédiatement un élément qui la dérange : "J'ai mangé une cuillerée, deux cuillerées de la crème anglaise. Et là, j'ai réagi", dit-elle. Elle raconte aussi son réflexe, devenu presque instinctif : "Mon radar à soja a fonctionné". 


Cependant, le témoignage d’Hélène ne se réduit pas à la peur. Il raconte aussi l’apprentissage, l’adaptation, la manière de continuer malgré tout : "Ça y est, maintenant, je vis très bien", affirme-t-elle. Cette phrase n’efface ni les crises, ni les contraintes, ni le risque, mais fait comprendre qu'Hélène s'est adaptée à sa vie de polyallergique. 

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