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Medef : le sac de nœuds de la succession de Pierre Gattaz

ÉDITO - C'est ce lundi 11 décembre que se joue la future présidence de l'organisme qui représente le patronat. Un climat de dissensions règne.

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, le 14 mars 2016 dans la cour de Matignon
Le patron du Medef, Pierre Gattaz, le 14 mars 2016 dans la cour de Matignon
Crédit : SIPA / CHAMUSSY
Medef : le sac de nœuds de la succession de Pierre Gattaz
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Medef : le sac de nœuds de la succession de Pierre Gattaz
03:28
LENGLET 245300
François Lenglet
Animateur

Ce lundi 11 décembre après-midi, au siège de l'organisation (dans le VIIe arrondissement de Paris), les quarante-cinq membres du conseil exécutif du Medef (l'organe de direction) vont voter sur une curieuse question : "Peut-on accepter un candidat à la présidence du Medef qui aurait 65 ans révolus à la date du scrutin, contrairement à ce que prévoient les statuts de l'organisation ?". Une question alambiquée qui veut dire en fait : "Êtes-vous pour ou contre  que Jean-Dominique Sénard, l'actuel patron de Michelin, prenne la suite de Pierre Gattaz à la tête du Medef ?".


Sénard aura, en effet, 65 ans en mars prochain, avant l'élection, ce qui théoriquement lui interdit de se présenter. Mais il est manifestement intéressé par la fonction. C'est un grand patron respecté, et il a ses partisans.

Le patronat, un corps social pas très uni

Le conseil semble très divisé. D'autres candidats se sont déjà manifestés. Tandis que plusieurs personnalités pourraient aussi faire acte de candidature, comme Geoffroy Roux de Bézieux, et surtout Alexandre Saubot, patron de la plus grosse fédération patronale (celle de la métallurgie) et très impliqué dans les négociations sociales. Et les divisions du conseil ravivent les fractures internes du patronat.


Le patronat est un corps social qui n'est pas très uni. Il y a la rivalité Paris-province, toujours très présente. Il y a aussi la rivalité entre le secteur des services et celui de l'industrie, inextinguible. Il y a encore l'hostilité entre les PME et le CAC 40. Des antagonismes qui ne cessent jamais que lorsqu'il y a un gouvernement jugé de façon unanime hostile à l'entreprise. C'était le cas au début du mandat de François Hollande, par exemple. Cela a servi à Pierre Gattaz pour faire l'unité. Mais aujourd'hui, le rôle du Medef ne peut plus être le même.

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