2 min de lecture Loups

Ségolène Royal veut faciliter les tirs contre les loups

Avec 300 bêtes recensées, les attaques de troupeaux sont devenues "trop" courantes estime Ségolène Royale, qui a annoncé ce samedi sa volonté de "mieux protéger les éleveurs" en permettant notamment certains tirs.

Un loup évolue en captivité en octobre 2005 au Parc de Courzieu dans le Rhône (image d'illustration).
Un loup évolue en captivité en octobre 2005 au Parc de Courzieu dans le Rhône (image d'illustration). Crédit : Parc de Courzieu
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

La France compte désormais 300 loups, un chiffre en hausse, et les attaques contre les troupeaux sont "trop" nombreuses : la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a annoncé ce samedi 28 juin 2014 son intention de "mieux protéger les éleveurs" en facilitant les tirs contre ces animaux protégés.

"Les dommages aux troupeaux restent trop importants", estime la ministre, alors que plus de 2.000 éleveurs, agriculteurs et chasseurs ont dénoncé ce samedi à Foix dans l'Ariège les "contraintes" pesant sur leurs activités en raison des mesures de protection de certaines espèces comme l'ours, le vautour et le loup.

"Même si pour la première fois", les dommages "n'ont pas augmenté entre 2012 et 2013, plus de 6.000 animaux d'élevage ont été victimes du loup en 2013. La ministre a par ailleurs reçu dans la semaine les préfets des régions les plus concernées.

Carte de localisation des loups en France en 2014.
Carte de localisation des loups en France en 2014. Crédit : EVA/DMK, S. RAMIS/ E.VAISSIÈRE / AFP

Naturellement revenus en France au début des années 1990 par l'Italie et durablement installés dans les Alpes, les loups ne cessent de coloniser de nouveaux territoires : Pyrénées, Massif central, Vosges, Haute-Marne et plus récemment l'Aube.

À lire aussi
Des loups le 17 octobre 2006, dans les Alpes-Maritimes (illustration) animaux
Biodiversité : la hausse du nombre de loups pouvant être abattus fait débat

Pour mieux contrôler son expansion, le ministère entend "améliorer l'efficacité du plan loup adopté en 2013". Ce plan encadre la protection de l'animal, protégé au niveau international et national, mais prévoit les conditions permettant d'en abattre dans certaines zones en cas de menaces avérées pour les troupeaux.

Passer de 24 à 36 loups abattus par année

Il existe aujourd'hui un plafond national de 24 loups maximum pouvant être abattus sous certaines conditions. Ségolène Royal a signé des arrêtés reprenant ce plafond, mais avec possibilité de porter ce chiffre à 36 "si le seuil de 24 est atteint en cours d'année".

Un autre texte devrait également être signé d'ici le 15 juillet pour déléguer aux préfets "l'expérimentation de mesures plus souples" pour combattre le loup dans les régions où sont recensées le plus d'attaques, comme par exemple permettre de les abattre dans le cadre de "battues au grand gibier". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Loups Ségolène Royal Environnement
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants