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Londres, Barcelone, Milan... Comment ces villes luttent contre la pollution

ÉCLAIRAGE - Si Anne Hidalgo mène une bataille engagée en matière de lutte contre la pollution, de nombreuses villes européennes et mondiales ont fait des choix divers dans ce domaine.

Un pic de pollution à Londres
Un pic de pollution à Londres Crédit : ADRIAN DENNIS / AFP
Claire Gaveau
Claire Gaveau
Journaliste RTL

Ils comptent bien faire bouger les choses. Douze maires de grandes villes mondiales ont signé lundi 23 octobre à Paris une déclaration s'engageant à lutter contre le changement climatique. Les édiles signataires sont ceux de Londres, Paris, Los Angeles, Barcelone, Quito, Vancouver, Mexico, Copenhague, Auckland, Seattle, Milan et Le Cap.

Par cet engagement, signé dans le cadre d'une réunion du réseau de villes C40, ces maires s'engagent à "acquérir, avec nos partenaires, uniquement des bus à zéro émission à partir de 2025 et à s'assurer qu'une partie importante de nos villes soient des zones à zéro émission à l'horizon 2030".  Les signataires de la déclaration promettent dès lors à favoriser la marche et le cyclisme, les transports partagés et à réduire le nombre de véhicules les plus polluants.

Si Paris est actuellement sous le feu des projecteurs en France pour sa politique de lutte contre la pollution, avec le débat actuel sur la piétonnisation des voies sur berge notamment, la capitale française n'est pas la seule à mener cette bataille environnementale. Et certaines villes entendent bien suivre le même chemin. C'est le cas de la ville du Cap, en Afrique du Sud, qui entend bien s'inspirer de la politique d'Anne Hidalgo en piétonnisant une partie de la ville de manière épisodique.

Un grand projet d'urbanisme à Barcelone

De son côté, Barcelone compte accélérer encore davantage les choses alors que 3.500 décès sont recensés chaque année à cause de la mauvaise qualité de l'air dans la ville catalane. C'est pourquoi un large plan d'urbanisme a été développé afin de répondre au mieux à cette polémique et ainsi réduire de 20% de le trafic routier, selon le plan mobilité 2013-2018

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Certains quartiers de la ville vont ainsi être réorganisés et divisés en micro quartier à l'intérieur desquels les voitures seront bannies. Du moins presque. Seuls les riverains ainsi que les véhicules de service et d'urgence pourront circuler. 

Le projet d'urbanisme développé à Barcelone pour lutter contre la pollution
Le projet d'urbanisme développé à Barcelone pour lutter contre la pollution Crédit : Capture d'écran / Ajuntament de Barcelona

Les péages, une solution plébiscitée

Mais toutes les villes n'ont pas choisi les mêmes solutions. Ainsi Londres et Milan ont elles opté pour des péages urbains. Un système installé en 2012 dans la ville italienne. Une zone réglementée et payante qui ne concerne cependant pas les deux roues et les voitures électriques. Si les riverains bénéficient de 40 passages chaque année avant de devoir payer deux euros par "entrée", les personnes extérieures au centre ville doivent elles s'acquitter d'une taxe de cinq euros. Un dispositif qui a permis de réduire le trafic de 30% par rapport aux chiffres de 2011, précise Le Figaro.

Si Londres avait mis en place ce même schéma dès 2003, ils ont décidé de passer la seconde récemment. Certains conducteurs devront en effet débourser 21,5 livres (24,10 euros) chaque jour s'ils veulent rouler dans le centre de la capitale britannique. En effet, les conducteurs de voitures les plus polluantes doivent depuis lundi 23 octobre s'acquitter d'une nouvelle taxe de 10 livres (11,20 euros) par jour qui s'ajoute au péage urbain de 11,5 livres (12,90 euros) que payent les automobiles circulant dans le cœur de Londres du lundi au vendredi.

Le péage urbain n'est pas réservé à ces deux villes puisque, en Europe, Stockholm, Oslo ou encore Dublin ont également eu recours à ce dispositif. Une idée en revanche balayée d'un revers de main par Anne Hidalgo : "Je ne veux pas qu'il y ait un péage qui interdise aux habitants de la banlieue de rentrer dans Paris". 

L'exemple de Tokyo en matière de diesel

Les douze maires signataires de cette déclaration sont également soutenus par la ville de Tokyo. Un soutien de poids alors que la capitale japonaise, sévèrement touchée par ce problème, a été pionnière dans cette lutte contre la pollution atmosphérique. 

Ainsi, dès le début des années 2000, une politique très restrictive face au diesel a été mise en place. "Entre mise aux normes, campagnes d'information et contrôles drastiques, la mégalopole a vu son taux de particules fines baisser de 50% entre 2001 et 2011", écrivait le site Sciences et avenir en 2016. Une décision qui aurait permis de faire chuter de 22% le nombre de décès à la suite d'une maladie pulmonaire.

À Paris, cette question est également sur la table actuellement alors que la Ville a annoncé la fin des voitures diesel en 2024, avant les véhicules essence en 2030. Outre Paris, Athènes, Madrid et Mexico ont également évoqué un calendrier similaire concernant le diesel. 

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