1. Accueil
  2. Actu
  3. Société
  4. Lille : une centaine de migrants évacués
1 min de lecture

Lille : une centaine de migrants évacués

Une centaine de migrants d'Afrique de l'Ouest ont été évacués mardi matin d'une friche située au centre de Lille, dans laquelle ils vivaient depuis le début de l'été.

Le migrant afghan Nadjib est arrivé il y a 5 mois en France. Il s'est retrouvé dans l'ancienne gare de St Sauveur à Lille, dans un camp de fortune pour migrants et réfugiés.
Le migrant afghan Nadjib est arrivé il y a 5 mois en France. Il s'est retrouvé dans l'ancienne gare de St Sauveur à Lille, dans un camp de fortune pour migrants et réfugiés.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Sarah Belien & AFP

Il sont Guinéens, Maliens, Ivoiriens et Afghans. Mardi 24 octobre, dès 6 heures, une centaine de migrants, installés dans un camp de fortune près de la gare de Saint-Sauveur à Lille, ont été évacués dans le calme. Escortés par les CRS et accompagnés de bénévoles associatifs, la plupart n'ont pas l'intention de gagner l'Angleterre mais de rester en France via le dépôt d'une demande d'asile.

Le tribunal administratif de Lille, saisi par la mairie, avait ordonné le 4 octobre leur expulsion pour des raisons de "sécurité" et de "salubrité publique". La préfecture leur a cependant promis des solutions d'hébergement. "Nous avons proposé des solutions d'hébergement adaptées en fonction de chaque situation, pour qu'ils soient logés dans des conditions dignes," a assuré la préfète déléguée à l'égalité des chances du Nord Sophie Elizéon. "À l'approche de l'hiver, il n'était plus possible de laisser cette situation". 

Ils seraient dirigés vers des centre d'accueil

Selon leur situation administrative, les personnes du camp seront dirigées partout dans le département, soit vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO), soit en centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA), soit en hébergement simple ou encore assignés à résidence s'ils sont en cours de procédure Dublin. 

"Tant mieux qu'ils soient hébergés", a déclaré leur avocate Me Émilie Dewaele, qui craint néanmoins que certains soient renvoyés dans leur pays. "Que fait-on des personnes qui ne sont pas dans le diagnostic social ? Des mineurs ? Je ne sais pas combien vont être hébergés", a-t-elle ajouté, déplorant "le manque de transparence" des services concernés. "S'il ferment ce site, un nouveau camp va s'ouvrir, peut-être même dès ce soir".

À lire aussi

Selon la préfecture, 97 personnes, dont une vingtaine de mineurs isolés étrangers, ont été identifiées. Aussi, leur situation administrative ont été précisée dans le cadre d'une évaluation menée par la société nationale de construction de logement pour les travailleurs Adoma. Mi-octobre, environ 200 personnes vivaient dans sur cette friche.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/