2 min de lecture Sécurité

Les survols de drones se répètent au grand dam des services de police

Le survol de plusieurs lieux stratégiques de la capitale par au moins cinq drones dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 février met à nouveau en lumière l'impuissance des forces de l'ordre à endiguer le phénomène.

La Tour Eiffel
La Tour Eiffel Crédit : ©Peter Kirilov/shutterstock.com
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Stupeur chez les services de police. Au moins cinq drones ont survolé plusieurs lieux stratégiques de Paris dans la nuit de lundi à mardi 24 février, alors que la capitale est quadrillée en raison du plan Vigipirate. D'abord, l'ambassade américaine vers minuit, juste à côté de l'Élysée. Puis, une deuxième vague vers 5 heures du matin au-dessus de la Tour Eiffel, de la tour Montparnasse ou de la Concorde. Toute la nuit, les forces de l'ordre ont été mobilisées pour essayer de repérer les pilotes de ces appareils. En vain. 

Simple jeu, repérage en vue d'une action future par des terroristes, militants écologistes ? Le mystère reste entier. Mais le mode opératoire pose question. Les drones ont parfois volé en escadrille, ce qui suggère la présence de plusieurs pilotes. Une manœuvre potentiellement coordonnée qui s'est jouée au vu et au su des policiers cloués au sol, qui n'ont pu que constater ces nouveaux survols.

Les enquêtes n'ont toujours pas abouti

Les autorités le répètent à l'envi : non, ces drones ne sont pas dangereux. Il ne s'agit pas de mini bombardiers. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour "vol en aéronef en zone interdite". Une cellule de dix enquêteurs spécialisés de la gendarmerie des transports aériens travaille depuis ce matin sur les événements de la nuit à Paris. 

La problématique n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs mois, plusieurs drones ont été repérés aux abords de sites sensibles. Ces survols viennent s'ajouter à ceux survenus au-dessus de l'Élysée mi-janvier, de sites nucléaires stratégiques abritant les sous-marins nucléaires à Brest fin-janvier, et de la vingtaine de centrales nucléaires depuis l'été dernier.

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S'ils ne sont pas forcément dangereux, ces survols sont agaçants, voire humiliants, pour les forces de sécurité. D'autant qu'aucune enquête n'a vraiment abouti pour l'instant. On ignore toujours si ces actions sont coordonnées ou si elles sont le fait de simples farceurs qui se lancent des défis. Les gendarmes sont à l'ouvrage. "Ce serait bien qu'ils trouvent", confiait dans la matinée un proche du ministère de l'Intérieur.

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