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Les néobanques vont-elles tuer le secteur de la banque traditionnelle ?

Fin 2019, les néobanques revendiquaient plus de 3,5 millions de comptes actifs en France. Une augmentation de 75% sur un an. La concurrence est donc bien réelle pour les banques traditionnelles.

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Les néobanques vont-elles tuer le secteur de la banque traditionnelle ? Crédit Image : Kredite / Pixabay | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Martial You édité par Sarah Ugolini

N26, Revolut ou Nickel, on les appelle les néobanques. Ces banques en ligne sont les petites nouvelles du marché et inquiètent le secteur de la banque traditionnelle. Elles sont exclusivement en ligne et le patron de l'un des leaders de ce marché, Revolut, affiche ce mercredi 29 janvier ses ambitions dans le journal Les Échos. Il veut conquérir pas moins de 100 millions de clients. 


En France, selon une étude KPMG publiée ce 28 janvier, on comptabilise 3,5 millions de comptes actifs en France. C'est un chiffre en très forte progression : +75% en un an. Il faut malgré tout relativiser ce nombre car on parle de 3,5 millions de comptes sur 119 millions de clients de banques traditionnelles. C'est donc seulement 3% du marché environ.  Ce sont en réalité des banques de complément.

En effet, les adeptes des banques en ligne ont souvent une autre banque plus classique pour y déposer leur salaire par exemple. Les néobanques, qui s'appellent N26, Revolut ou Nickel en France, ciblent une clientèle bien particulière. Il s'agit des personnes interdites bancaires, ceux qui voyagent beaucoup, parce qu'il n'y a pas de frais d'opérations à l'étranger, ou bien encore les jeunes. 

Quelques euros par an au lieu de 215 euros de frais moyens dans les banques classiques

Ces banques ne proposent en réalité pas les mêmes services que les banques traditionnelles. En effet, elles ne proposent pas d'offres de prêts de consommation ou de prêts immobiliers. Il n'est pas non plus possible d'avoir un chéquier. Vous avez un service client via des "chatbots", c'est-à-dire des robots qui vous répondent par sms. 

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Si elles menacent les banques traditionnelles, c'est qu'elles sont moins chères avec très peu de frais. Quelques euros par an au lieu de 215 euros de frais moyens dans les banques classiques, selon une étude de Panorabanques. La concurrence est bien réelle, c'est pour ça que les banques traditionnelles ont d'ailleurs maintenant une offre en ligne pour la plupart. 

Les banques traditionnelles créent leur offre en ligne

BNP Paribas propose Hello Bank ou Nickel, la Société générale offre Boursorama et le Crédit Mutuel Arkéa a créé Max. Dans ce cas, vous avez des offres plus complètes avec des crédits par exemple et des frais qui s'alignent sur ceux de ces néobanques. Les banques en ligne ont la particularité d'être des start-up, fintech comme on dit, qui ne dépendent elles d'aucune banque traditionnelle. 

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