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Les médecins bientôt formés à reconnaître les femmes battues

L'une des raisons pour lesquelles les violences faites aux femme peinent à diminuer est la formation insuffisante des médecins.

Les médecins peuvent désormais signaler des patients radicalisés.
Les médecins peuvent désormais signaler des patients radicalisés.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

La lutte contre les violences faites aux femmes bute encore aujourd'hui sur une formation insuffisante des médecins, même si le gouvernement s'est engagé à inverser la tendance et que certaines facultés intègrent déjà des cours spécifiques dans leur cursus.

C'était l'une des mesures phares du plan triennal de Najat Vallaud-Belkacem annoncé en 2013 : "Mobiliser l'ensemble des services publics à travers la construction d'un programme de formation initiale et continue", et notamment les médecins.

"Une femme victime de violence sur quatre fait appel au médecin comme premier recours alors que seule une sur neuf se rend au commissariat. Si l'on veut aider le plus tôt possible les femmes battues, c'est dans le système de soins que les solutions se trouvent", rappelait en mars dernier l'ancienne ministre des Droits des Femmes.

Une étude publiée en 2013 révélait que 96% des étudiants en médecine souhaitaient recevoir une formation adaptée sur le dépistage et le traitement des conséquences des violences. Certaines facultés de médecine ont d'ailleurs déjà intégré dans leur cursus des cours spécifiques sur cette question.

Des étudiants en médecine demandeurs

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C'est par exemple le cas de Pierre et Marie Curie, à Paris, où les étudiants de septième année peuvent assister à une session de formation sur les violences faites aux femmes. "On les interroge pour savoir s'ils ont déjà rencontré des victimes, on leur fait visionner des clips de prévention, on discute de cas cliniques, de la formation des stéréotypes, on explique comment détecter les signes de violences puis on parle de l'accompagnement", résume Gilles Lazimi, médecin membre du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, qui dispense cette formation.

"Nous, médecins, avons un rôle primordial à jouer", assure Gilles Lazimi, qui invite les élèves à repérer tous les signes pouvant évoquer des violences : des coups bien sûr, mais aussi des abus de substances, des troubles alimentaires, digestifs, des céphalées...

Et "si vous posez des questions, vous avez des choses qui sortent", promet-il. "Dans la plupart des cas, les violences sont commises par des proches de la victime, gardez bien cela en tête", leur conseille-t-il aussi. Aujourd'hui, il espère que des enseignements similaires vont devenir obligatoires dans toutes les facs de médecine.

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