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Les conséquences de quelques secondes d'inattention sur la route

REPLAY - Dans beaucoup de journaux ce jeudi, une campagne de la sécurité routière qui met en vis-à-vis deux photos d'un homme, avant et après un accident de la route.

Adeline François
Adeline François
Crédit : Maxime Villalonga
Les conséquences de quelques secondes d'inattention sur la route
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Adeline François

Il est beau, il est presque nu, il est debout, le torse glabre, les muscles saillants... C'est une photo en noir et blanc, façon couverture du calendrier des "Dieux du stade". Il pose dans Paris Match. On tourne la page... Il y a alors une autre photo de cet homme, dans un fauteuil roulant. "21 ans, 4 mois, 11 jours et quelques secondes d'inattention", c'est le temps qui sépare les deux photos. Elles ont été prises par le même photographe, Rodolphe était son modèle en 1994. Vingt ans plus tard, Rodolphe lui a raconté : une soirée trop arrosée avec des copains, Rodolphe qui prend le volant, la fatigue. Le trou noir... et le réveil, six mois plus tard, à l'hôpital, paraplégique.

Rodolphe voulait des photos de lui nu, en noir et blanc, dans son fauteuil roulant. Ils ont donc fait cette séance et Rodolphe a envoyé les clichés à la Sécurité routière pour, dit-il, "montrer aux jeunes qu'on peut perdre beaucoup de choses en très peu de temps". Ces photos sont en fait un encart de la Sécurité routière que vous trouverez ce matin dans Paris Match et de nombreux autres journaux.

Une appli pour signaler les migrants à Calais

La presse continue à s'interroger sur la stratégie à adopter en Syrie, face à Bachar al-Assad. "Il faut un plan B (mais pas lui)", titre Libération. Un plan B, explique Alexandra Schwartzbrod, qui vise autant le groupe État islamique que le président syrien. La priorité, dit-elle, c'est de pousser les pays de la région à s'impliquer davantage, mais c'est aussi de discuter avec Poutine.

Les journaux du jour s'intéressent également au cas des migrants en Hongrie et en Croatie, avec des reportages. En pleine crise migratoire, un article dans La Voix du Nord nous apprend l'existence d'une application sur smartphone pour signaler les migrants à Calais. L'appli est spécialement destinée aux chauffeurs de poids lourds, qui s'y enregistrent et peuvent ensuite signaler la présence de migrants aux abords des routes, comme on signale un radar sur Waze ou sur Coyote. L'inventeur de cette application est un Anglais, qui confie au quotidien du Nord avoir eu l'idée lors d'un récent voyage à Calais, en voyant des routiers klaxonner pour prévenir leurs collègues.
 
Dans Le Figaro, une interview du Premier ministre hongrois Viktor Orban, au cœur de la polémique sur l'accueil des réfugiés. "En Hongrie, nous sommes guidés par notre bon sens, certains veulent franchir illégalement notre frontière, on ne pas pas les laisser faire, c'est tout", assène-t-il. À la question de savoir s'il est satisfait de l'efficacité de la clôture de barbelés, installée à la frontière avec la Serbie, Orban répond : "La satisfaction, c'est pour les Rolling Stones !".

Guy Béart, entre hommages et ringardise

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D'autres chansons font les titres des journaux, avec la mort de Guy Béart. "Il n'y aura plus d'après", titre L'Humanité, "Dernier chambardement", pour La Dépêche du Midi. Libération lui consacre une double page. "Ce n'est rien de dire qu'il n'était plus à la mode (...) il était un chanteur anticulte, ce n'était même pas snob de l'aimer", raconte le quotidien.

Et pour expliquer cette forme de ringardise, Libé avance deux arguments : d'une part la proximité de Guy Béart avec Pompidou, et surtout sa dispute télévisée avec Serge Gainsbourg en 1986. "Les plus jeunes, écrit Philippe Marcacci dans L'Est républicain, auront forcément bien du mal à comprendre l'artiste. Amoureux du verbe et des femmes, Guy Béart fut le témoin d'une époque où les soirées autour des feux de camp n'avaient pas encore disparu au profit de celles passées devant le petit écran." 

L'Équipe passe au format tabloïd

Demain, vendredi 18 septembre, L'Équipe passe en format tabloïd, c'est donc le dernier jour pour bousculer votre voisin de table en le lisant. La dernière une historique, publiée ce jeudi matin, est un beau clin d'œil : il s'agit de la une avec Usain Bolt, juste avant les JO de Londres, le 26 juillet 2012. Cette une avait permis à L'Équipe d'établir le record du quotidien de sport le plus grand du monde, demain il sera un des plus petits.

Peut-être y aura-t-il en une nos grands basketteurs, qui se seront peut être qualifiés pour la finale de l'EuroBasket. Peut-être y aura-t-il nos gaillards rugbymen, puisque la Coupe du monde de rugby commence demain en Angleterre. Pour bien planter le décor, je vous invite à lire ce formidable article du Figaro, qui s'est rendu là où ce sport a été inventé, dans une école de la ville de Rugby, en Angleterre. Là-bas en 1823, un gamin de 16 ans, William Web Ellis, a pété un plomb pendant un match de foot : il s'est emparé du ballon à la main et a traversé le terrain avec... Le rugby était né, mais cette école reste le seul endroit au monde ou on l'appelle encore le football.

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