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Le roi d'Arabie Saoudite ne veut pas de femme CRS

Le monarque aurait fait écarter une policière affectée à sa sécurité à Vallauris, selon "Marianne" et "Le Figaro". Ce que ne nient pas vraiment les autorités...

La villa du roi d'Arabie Saoudite à Vallauris (Alpes-Maritimes) le 26 juillet 2015.
La villa du roi d'Arabie Saoudite à Vallauris (Alpes-Maritimes) le 26 juillet 2015.
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Julie Coste

L'arrivée du roi d'Arabie Saoudite sur la Côte-d'Azur a beaucoup fait parler il y a quelques jours, certains commentateurs s'indignant de la privatisation de la plage de Vallauris (Alpes-Maritimes) bordant sa villa. Les révélations de Marianne et du Figaro risquent de relancer le débat. Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud aurait voulu écarter une femme CRS chargée de sa sécurité, selon le site de l'hebdomadaire. Le monarque "veut pouvoir se baigner en sécurité sur la petite plage privée qui borde sa vaste villa de Vallauris, mais il n'est pas question qu'une femme assiste au spectacle de ces hommes barbotant en maillot de bain dans les eaux claires de la Méditerranée, affirme Marianne

Dès dimanche matin, "les fonctionnaires de police de Vallauris ont été remplacés par une compagnie de CRS qui a eu immédiatement l'instruction de ne pas placer de femmes sur la plage", affirme Le Figaro ce mardi 28 juillet. La consigne n'est pas passée et une femme CRS figurait parmi les effectifs. Lundi, un "émissaire" du roi Salmane a donc demandé que cette policière "soit écartée du dispositif qui mobilise une demi-compagnie de CRS, en l'occurrence la CRS numéro 3, écrit Marianne

À l'extrême limite, elle pouvait continuer à surveiller la villa si elle le souhaitait, mais elle devait s'éloigner de la plage à l'heure du bain", précise l'hebdomadaire. 

Désormais affectée à la surveillance des voitures

La fonctionnaire s'est plainte auprès de ses supérieurs, qui auraient tenté d'enterrer l'affaire : ceux-ci, "effrayés à l'idée de la tournure que pouvait prendre cette histoire après l'affaire des maillots de bain de Reims, ont insisté pour que tout cela reste off". "L'incident n'en est pas moins remonté jusqu'à la Place Beauvau", précise Marianne. "La fonctionnaire a été finalement retirée du dispositif de sécurité de la plage", affirme Le Figaro

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Joint par le quotidien, Sylvain Martinache, délégué Unsa-CRS pour la zone Sud explique que "la collègue féminine a été changée de mission, elle est maintenant affectée au parc, c'est-à-dire à la sécurité du parc automobile". Le syndicaliste confirme que le roi d'Arabie Saoudite a exigé "qu'il n'y ait pas de femmes dans un périmètre proche de la villa", jugeant que "c'est scandaleux". Même son de cloche chez Philippe Capon, secrétaire général de l'UNSA Police, qui affirme que "ces instructions ont été données très clairement par les autorités policières locales". "Ce qu'on trouve absolument anormal, c'est qu'on puisse déterminer une mission en écartant un policier en raison de son sexe, c'est inadmissible", explique-t-il à l'AFP

Les autorités démentent

Pourtant, les autorités et l'entourage du roi d'Arabie Saoudite nient en bloc. La préfecture des Alpes-Maritimes et le patron de la Sécurité publique démentent toute intervention royale. Ils affirment que des policières sont toujours intégrées "dans le dispositif"... sans préciser toutefois si elles se trouvent toujours en faction sur la plage. "J'ai demandé à ce que le dispositif soit reculé lorsque le roi et sa famille viennent se baigner, pour protéger leur intimité", se défend le directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes Marcel Authier, interrogé par l'AFP. Interrogé sur France 3 Côte-d'Azur, Ali Al-Qarni, chargé d'affaires de l'ambassade d'Arabie saoudite, confirme lui aussi la présence de femmes dans le dispositif de sécurité, sans plus de précision. 

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